C’est bientôt la fin d’une retraite progressive ne pouvant démarrer qu’à 62 ans comme fixé par la réforme des retraites de 2023. Le dispositif sera accessible, sous conditions, dès 60 ans, notamment pour les salariés du privé et l’ensemble des agents publics.
À la fin de l’année 2023, la branche AT-MP (accident du travail – maladie pro) a publié son rapport annuel sur la sinistralité, qui a soulevé de vives préoccupations. Bien qu’une légère diminution du nombre total d’accidents soit observée, passant de 934 505 en 2022 à 913 575 en 2023, leur gravité a fortement augmenté.
Les accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles ont conduit à un total de 76,6 millions de jours d’incapacité temporaire en 2023, contre 72 millions en 2022. Les données révèlent une hausse inquiétante des accidents de trajet (+5,1%) et des maladies professionnelles (+7,1%). Dans le secteur de la métallurgie, où les conditions de travail demeurent encore pénibles et où les travailleurs sont particulièrement exposés aux risques, cette tendance est alarmante.
Le nombre de morts au travail glace le sang : on en dénombre pas moins de 3 chaque jour en moyenne! En 2023, 759 travailleurs ont perdu la vie suite à des accidents du travail, à cela s’ajoutent les 332 décès d’accidents de trajet puis 196 décès liés à des maladies professionnelles, pour un sinistre total de 1 287 morts. Ce bilan, particulièrement tragique dans les secteurs industriels comme la métallurgie, nécessite une prise de conscience collective et une action immédiate pour protéger la vie des travailleurs.
Dans ce contexte dramatique, FO Métaux poursuit son engagement pour la santé et la sécurité des travailleurs, en réaffirmant la nécessité de moyens adaptés et d’un retour des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), indispensables pour garantir des conditions de travail sûres et dignes.
FO milite également pour la mise en œuvre effective de l’accord autonome santé et sécurité signé dans la métallurgie, qui vise à améliorer la prévention des risques, notamment par la création de l’instance paritaire QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail). Suite au 1ercolloque paritaire portant sur QVCT, il faut privilégier ces moments de dialogue essentiels et regarder en face la réalité qu’illustrent ces chiffres!
Le travail ne doit plus être une source de souffrance et de mort! FO Métaux continue de revendiquer une prise en charge réelle de la question de la santé et de la sécurité au travail. Cette question ne doit plus être reléguée au second plan, car c’est la vie des travailleurs qui est en jeu!
Tout d’abord, je veux adresser ici mes meilleurs vœux pour une belle et heureuse année 2025 à tous les camarades et militants Force ouvrière.
En ce début d’année, nous commémorons les 10 ans des attentats tragiques de la rédaction de Charlie Hebdo et du supermarché Hyper Cacher, l’occasion de rappeler que la liberté d’expression et la liberté de la presse sont des libertés démocratiques fondamentales. Force Ouvrière a toujours affirmé son attachement indéfectible à la République laïque, une et indivisible.
Ce début d’année est à nouveau marqué par l’installation d’un nouveau gouvernement.
Ce jeudi, nous étions reçus à Matignon par le nouveau Premier ministre, le quatrième en deux ans, le quatrième à qui nous réclamons l’abrogation de la réforme des retraites, abrogation qui reste notre principale revendication.
Il y a tout juste deux ans, le 10 janvier 2023, le gouvernement présentait le contenu de sa réforme des retraites, qui allait repousser de deux ans l’âge de départ à la retraite et accélérer l’allongement de la durée de cotisation. On connait la suite : des mois de mobilisation massives contre un texte finalement adopté sans vote par l’Assemblée nationale, une contestation qui n’a jamais faibli contre une réforme injuste, un rejet qui s’est exprimé largement dans les urnes au mois de juin dernier.
A FO, depuis deux ans nous n’avons pas varié. Nous expliquions que le problème n’était pas le financement des retraites, mais un problème d’emploi, d’autant plus aujourd’hui que les plans de restructuration et de suppressions d’emploi se multiplient. Il est nécessaire de développer des emplois pérennes, de mieux gérer les fins de carrière, ou encore d’augmenter les salaires, ce qui augmenterait le volume des cotisations et donc entraînerait davantage de recettes pour les retraites. 50% des personnes qui liquident leur retraite ne sont déjà plus en emploi. Elles sont au chômage, en arrêt maladie ou en invalidité ou bénéficient de minima sociaux. Reculer l’âge de départ, c’est accroître encore plus les difficultés de ces populations.
Depuis deux ans, nous expliquons qu’il faut prendre les choses par le bon bout, c’est-à-dire traiter les questions d’emploi tout au long de la vie, les parcours professionnels, les reconversions, favoriser l’emploi des seniors pour dégager des nouvelles recettes pour notre système de retraites et notre protection sociale collective. La retraite étant le reflet de la carrière, la priorité est d’assurer des carrières complètes pour chacun. C’est dans cet état d’esprit que FO s’est inscrite dans la négociation sur l’emploi des travailleurs expérimentés qui a conduit à la signature de l’ANI du 14 novembre dernier. FO a revendiqué auprès du gouvernement la transposition dans la loi de cet accord ainsi que celui sur l’évolution du dialogue social qui met fin au plafonnement à trois mandats pour les élus CSE.
Le Premier ministre souhaite nous remettre autour de la table pour rouvrir les sujets liés à la réforme des retraites «sans tabou et en toute franchise» sur le recul de l’âge de départ et sur la durée de cotisations.
Ainsi, pour 2025, la résolution de faire aboutir l’abrogation de la réforme des retraites, les revendications pour l’augmentation des salaires, le développement de l’emploi et le renforcement des services publics est prise!
Cette année 2025 sera également marquée en octobre par les 80 ans de la Sécurité sociale. C’est une conquête sociale majeure que Force ouvrière partage tant dans son histoire que dans ses valeurs. La Sécurité sociale fait partie de notre ADN. Nous y reviendrons dans les mois qui viennent, pour célébrer cet anniversaire comme il se doit.
FO a découvert avec consternation la proposition faite par le ministre de l’économie de simplification du bulletin de paie.
Les rares lignes qui restent ne mentionnent plus que la rémunération brute et la rémunération nette ainsi que le montant net social et les cotisations employeurs et salariés. Au milieu d’une page quasi blanche, ce bulletin allégé trouve néanmoins la place de mentionner la notion de « coût du travail » pour l’employeur, histoire que le salarié se rende compte à quel point « il coûte cher ».
Mais d’un autre côté, exit le détail des cotisations. Le salarié ne saura plus pourquoi lui et son employeur cotisent et combien. Exit l’assurance maladie, l’assurance chômage, les retraites de base et complémentaire, la formation professionnelle, la couverture accidents du travail et maladies professionnelles, la participation à Action logement… Exit encore les titres restaurant pour ceux qui en bénéficient, exit la complémentaire santé, exit la prévoyance…
Les cumuls annuels de cotisations et de rémunération disparaissent aussi.
Si l’ensemble des contributions et cotisations dédiées à la protection sociale de base et complémentaire est à l’avenir totalement invisibilisé, en revanche, avec cette proposition, les masques tombent : ce bulletin de paie simplifié acte la volonté jusqu’ici plus ou moins assumée des pouvoirs publics et notamment de Bercy d’en finir avec le paritarisme ! Avec ce bulletin de paie allégé, exit le salaire différé et le rôle des interlocuteurs sociaux…
FO s’opposera vigoureusement à cette proposition de simplification du bulletin de paie.
Pour FO, comme pour le salarié, ce qui importe sur la fiche de paie, ce n’est pas de réduire à tout prix le nombre de lignes, mais bien d’augmenter le montant en bas de la page !
À la suite des différentes réunions de NAO, Force Ouvrière sera signataire de la politique salariale 2024 qui se décompose de la manière suivante.
Population « non-Cadre »
Une augmentation générale de 3,5 % mise en œuvre au 1er avril 2024.
Mise en place d’un talon de sorte que le montant brut d’augmentation en euros résultant de l’augmentation générale ci-dessus ne soit pas inférieur à 1200 Euros* (voir le tableau au dos) pour un salarié à temps plein.
Population « Cadre »
Hausse des MRP de 3 %
Pour tous :
Le forfait mobilité maintenu à 700 Euros nets, selon les modalités
et plafonds suivants :
400 Euros nets maxi pour la prise en charge d’achat de carburant
ou pour le chargement de véhicules électriques
300 Euros nets maxi pour les trajets en vélo selon le barème de
0,25 Euros nets par km parcouru
Mise en place d’un supplément d’intéressement pour tous afin de compenser l’arrêt du covoiturage via une enveloppe permettant d’attribuer 370 Euros bruts pour un salarié à temps plein et sans absence au titre de 2023.
Ce dispositif permet à tous de toucher ce complément au lieu d’un covoiturage qui ne concernait pas tout le monde.
Force Ouvrière se félicite d’avoir pu trouver un accord dans un contexte encore une fois inflationniste.
Ci-dessous un tableau explicatif :
Salaire Annuel
%
Montant
Talon
% Reel
23280 Mini
3,5%
815
1200
5,15%
25000
3,5%
875
1200
4,80%
26000
3,5%
910
1200
4,61%
27000
3,5%
945
1200
4,45%
28000
3,5%
980
1200
4,29%
29000
3,5%
1015
1200
4,14%
30000
3,5%
1050
1200
4,00%
31000
3,5%
1085
1200
3,87%
32000
3,5%
1120
1200
3,75%
33000
3,5%
1155
1200
3,64%
34000
3,5%
1190
1200
3,53%
34285
3,5%
1200
1200
3,50%
Au dela 3,5% d’augmentation pour les populations non-cadre
Le montant plancher de 1200 Euros (pour un salarié à temps plein)
s’appliquerait à 63 personnes (soit 47 % de la population non-cadre).
Il concerne toutes les personnes dont la rémunération annuelle
Supplément au N° 3402 du 27 mars au 9 avril 2024 Bimensuel de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière SPÉCIAL IMPÔTS 2024 DU LUNDI 13 AU VENDREDI 17 MAI 2024 DE 9H00-12H00 ET D...