ÉCONOMIE
Publié le 28 Septembre 2009
UNE PRÉTENDUE SORTIE DE CRISE, UN VRAI TROMPE-L’ŒIL
Le gouvernement prétend que la France est sortie de la récession alors que les perspectives en termes d’emplois restent très négatives. On ne dénombre pas moins 3,9 millions chômeurs.
Avec une hausse de 0,3% au deuxième trimestre 2009, la France aurait renoué avec la croissance après quatre trimestres consécutifs de récession. C’est en tout cas ce que veut croire le
gouvernement. «On a fait une croissance positive au deuxième trimestre, on va refaire une croissance positive au troisième trimestre», a déclaré dimanche la ministre de l’Économie Christine
Lagarde. Sauf qu’en décortiquant les «composantes» de ce taux de croissance, publiées vendredi par l’INSEE, il n’y a pas vraiment de quoi se réjouir si vite. Une hirondelle n’a jamais fait le
printemps!
Ce sursaut est surtout imputable à une timide reprise des exportations (autour des 1% au second trimestre 2009) alors que ces dernières affichaient encore une baisse de plus de 7% au trimestre précédent. Le salut est venu en particulier de la branche automobile dont les ventes à l’étranger ont tiré les exportations françaises avec un rebond de la production automobile (+5,6% au second trimestre 2009), dont l’évolution était encore largement négative au premier trimestre (-10%). L’instauration de la prime à la casse, notamment en Allemagne, aura indéniablement joué un rôle positif. Et si les
indicateurs de l’INSEE laissent penser que le point bas de l’activité pourrait avoir été atteint, rien ne permet pour autant de présager une sortie de crise.
L’investissement a continué en effet sa décrue. Sur l’année 2009, les investissements dans l’industrie pourraient même chuter de 23%, les entreprises peinant toujours autant à remplir leurs carnets de commandes. La baisse de l’activité devrait même se poursuivre et dans la plupart des branches industrielles, prévoit l’INSEE. Outre des commandes en berne, la baisse des investissements s’explique également par les difficultés des entreprises, en particulier les PME, à accéder au crédit bancaire. Malgré les remontrances médiatisées de l’Élysée, les banques ne jouent toujours pas le jeu, la Banque de France attestant d’un resserrement des conditions de crédit au deuxième comme au troisième trimestre 2009.
La grande faiblesse des signes de reprise se ressent naturellement dans les derniers chiffres du chômage publiés jeudi par le ministère de l’emploi. Ils font état d’une hausse de 0,9% (+32.200 personnes) à la fin août par rapport à la fin juillet et de 20,4% sur un an. La France comptabilise désormais 2.553.300 inscrits à Pôle Emploi (catégorie A, c’est-à-dire à la recherche d’un emploi et n’ayant pas travaillé dans le mois). Au total, on dénombre 3.923.200 chômeurs toutes catégories confondues et DOM- TOM inclus.
Selon FO, le chômage pourrait encore augmenter sous l’effet de l’entrée sur le marché du travail des nouveaux diplômés mais aussi des centaines de milliers de personnes qui arriveront au terme de leurs dispositifs de reclassement, stages et autres formations. À moins qu’ils ne soient découragés et ne s’inscrivent même plus sur les listes de demandeurs d’emploi… et faire le bonheur du gouvernement.
Ce sursaut est surtout imputable à une timide reprise des exportations (autour des 1% au second trimestre 2009) alors que ces dernières affichaient encore une baisse de plus de 7% au trimestre précédent. Le salut est venu en particulier de la branche automobile dont les ventes à l’étranger ont tiré les exportations françaises avec un rebond de la production automobile (+5,6% au second trimestre 2009), dont l’évolution était encore largement négative au premier trimestre (-10%). L’instauration de la prime à la casse, notamment en Allemagne, aura indéniablement joué un rôle positif. Et si les
indicateurs de l’INSEE laissent penser que le point bas de l’activité pourrait avoir été atteint, rien ne permet pour autant de présager une sortie de crise.
L’investissement a continué en effet sa décrue. Sur l’année 2009, les investissements dans l’industrie pourraient même chuter de 23%, les entreprises peinant toujours autant à remplir leurs carnets de commandes. La baisse de l’activité devrait même se poursuivre et dans la plupart des branches industrielles, prévoit l’INSEE. Outre des commandes en berne, la baisse des investissements s’explique également par les difficultés des entreprises, en particulier les PME, à accéder au crédit bancaire. Malgré les remontrances médiatisées de l’Élysée, les banques ne jouent toujours pas le jeu, la Banque de France attestant d’un resserrement des conditions de crédit au deuxième comme au troisième trimestre 2009.
La grande faiblesse des signes de reprise se ressent naturellement dans les derniers chiffres du chômage publiés jeudi par le ministère de l’emploi. Ils font état d’une hausse de 0,9% (+32.200 personnes) à la fin août par rapport à la fin juillet et de 20,4% sur un an. La France comptabilise désormais 2.553.300 inscrits à Pôle Emploi (catégorie A, c’est-à-dire à la recherche d’un emploi et n’ayant pas travaillé dans le mois). Au total, on dénombre 3.923.200 chômeurs toutes catégories confondues et DOM- TOM inclus.
Selon FO, le chômage pourrait encore augmenter sous l’effet de l’entrée sur le marché du travail des nouveaux diplômés mais aussi des centaines de milliers de personnes qui arriveront au terme de leurs dispositifs de reclassement, stages et autres formations. À moins qu’ils ne soient découragés et ne s’inscrivent même plus sur les listes de demandeurs d’emploi… et faire le bonheur du gouvernement.
http://www.force-ouvriere.fr/
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