Plans sociaux
Publié le 3 Août 2009
TELEPERFORMANCE: POUR GAGNER PLUS, LICENCIER PLUS...
«Sauvegarde de la compétitivité», «regroupement» et «mobilité»: le numéro un de centres d’appels utilise tous les moyens, offerts par le gouvernement, pour diminuer ses effectifs et augmenter ses bénéfices.
Tous les sites français de Teleperformance (numéro un mondial des centres d'appels) ont été touchés mercredi 29 juillet par une journée de grève très suivie. L'appel avait été lancé aux 8700
salariés des 28 centres d'appel nationaux par une intersyndicale regroupant six organisations représentatives, dont FO qui est majoritaire. Objectif: protester contre la suppression de 157 postes
d'agents de maîtrise et de cadres, auxquels s'ajoute un «redéploiement» présenté mi-juin. En fait, un «plan de mobilité», forcée, pour 318 employés de la région parisienne, obligés de déménager à
Orléans (Loiret) ou Villeneuve d'Ascq (Nord. Ou de prendre la porte. Au total, 475 personnes sont concernées au nom de la «sauvegarde de la compétitivité du groupe» alors même que «dans le même
temps», il recrute au Brésil, en Espagne, en Roumanie ou aux Philippines, après avoir ouvert un centre en Tunisie et en projeter un autre au Maroc» a dénoncé la FEC-FO (Fédération des employés et
cadres de Force Ouvrière) pour qui «le plan n’est pas dû à une situation économique préoccupante au niveau du groupe»: «Teleperformance démontre que rien ne peut arrêter un groupe «financier»
bien portant, lorsqu’il s’agit d’augmenter ses marges. La crise n’existe pas à ce jour à Teleperformance: le groupe réalise 13 % de bénéfice en 2008, avec une stabilité du bénéfice sur le 1er
trimestre 9 %».
Sont également contestées les conditions de la mise en place d'une unité économique et sociale suite au regroupement sous une seule bannière des huit sociétés de l’entreprise. Une opération susceptible de remettre en cause salaires et acquis sociaux (treizième mois, tickets restaurants...), la direction voulant dénoncer tous les accords préalables et réunir tout le monde sous une unique convention.
«Ce plan intervient moins de 6 mois après une fusion qui, telle que présentée par la direction, devait préserver les emplois» fait remarquer la FEC-FO, qui constate: «Aujourd’hui, la direction se retranche derrière la crise et des pertes prévisionnelles pour justifier sa décision… Pourtant, l’entreprise communique auprès des marchés boursiers sur de la mobilité et du redéploiement sans parler de suppressions de postes». La FEC-FO souligne d’ailleurs que le cabinet d’expertise comptable désigné par le CCE (comité central d’entreprise) a montré dans son rapport que «la restructuration est menée du seul fait d’un choix d’un modèle économique de la Direction pour rechercher une compétitivité plus grande».
Sont également contestées les conditions de la mise en place d'une unité économique et sociale suite au regroupement sous une seule bannière des huit sociétés de l’entreprise. Une opération susceptible de remettre en cause salaires et acquis sociaux (treizième mois, tickets restaurants...), la direction voulant dénoncer tous les accords préalables et réunir tout le monde sous une unique convention.
«Ce plan intervient moins de 6 mois après une fusion qui, telle que présentée par la direction, devait préserver les emplois» fait remarquer la FEC-FO, qui constate: «Aujourd’hui, la direction se retranche derrière la crise et des pertes prévisionnelles pour justifier sa décision… Pourtant, l’entreprise communique auprès des marchés boursiers sur de la mobilité et du redéploiement sans parler de suppressions de postes». La FEC-FO souligne d’ailleurs que le cabinet d’expertise comptable désigné par le CCE (comité central d’entreprise) a montré dans son rapport que «la restructuration est menée du seul fait d’un choix d’un modèle économique de la Direction pour rechercher une compétitivité plus grande».
http://www.force-ouvriere.fr/
/image%2F0555850%2F20151024%2Fob_42e913_logofo-greve.jpg)