Emploi et pouvoir d’achat

Publié le 27 Mai 2009

LES SYNDICATS RÉAFFIRMENT LEURS REVENDICATIONS


A l’occasion de leur quatrième journée d’actions, les organisations de salariés ont diffusé hier un texte commun dans lequel ils insistent particulièrement sur la nécessité d’augmenter les salaires, les minima sociaux et les retraites.

Alors que se déroulait leur quatrième journée de mobilisation, dont les modalités d’actions avaient été décidées localement, les huit organisations syndicales (FO, CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et UNSA) ont tenu mardi à réaffirmer et (surtout) préciser leurs revendications. Au cours d’une conférence de presse, ils ont dévoilé ainsi un texte commun dans lequel sont détaillées toutes leurs exigences en matière de pouvoir d’achat et d’emploi à l’égard du gouvernement et du patronat.

«Le gouvernement doit (…) revaloriser le SMIC, les minima sociaux, les pensions et les retraites» mais aussi «prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droit» et «conditionner toute aide publique, tout allègement de cotisations sociales à des contreparties mesurables en matière d’emploi, de qualification et de rémunération», soulignent-ils en exergue de ce texte élaboré lundi soir lors d’une intersyndicale. Le gouvernement doit également «supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires, le bouclier fiscal et mettre à contribution les stock-options au titre de la solidarité», insistent-ils, avant de réclamer l’abandon des «suppressions d’emplois prévues pour 2009 et 2010» dans la Fonction publique.

Du patronat, les syndicats attendent essentiellement qu’il assume ses «responsabilités» et «engage des négociations» sur «les politiques de salaires, les politiques industrielles, l’évolution de l’emploi au niveau des branches professionnelles» ainsi que sur les rapports donneurs d’ordre-sous-traitants, pour maintenir et développer l’emploi et résorber la précarité».

Si elle s’inscrit dans le prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier, cette plate-forme revendicative est «plus concentrée et surtout plus explicite pour bien marteler l’urgence d’augmenter le pouvoir d’achat des salaires seule à même de relancer l’économie» s’est félicitée FO, par la voix de Michelle Biaggi.

Sur la poursuite de la mobilisation, les syndicats s’en tiennent pour l’instant au 13 juin, journée nationale de manifestations décidée le 4 mai dernier. «S’agissant de l’après 13 juin, FO n’a pris aucun engagement», a déclaré la secrétaire confédérale, rappelant que «son organisation n’est pas favorable aux journées à répétition dans la mesure où cela pourrait lasser les salariés». La question des futures modalités d’actions reste donc posée. «À FO, nous sommes plus que jamais convaincus qu’il faudra passer par un appel à une grève interprofessionnelle franche de 24 heures pour forcer le gouvernement et le patronat à répondre enfin aux revendications des salariés», a souligné Michelle Biaggi.



http://www.force-ouvriere.fr/

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #JOUR APRÈS JOUR

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