Profits
Publié le 7 Mai 2009
RAPPORT COTIS: TRAVAILLER PLUS POUR QUE LES
ACTIONNAIRES GAGNENT PLUS
ACTIONNAIRES GAGNENT PLUS
À quelques jours de sa publication officielle, une étude confirme que les dividendes dévorent une part croissante du gâteau. Et laissent les salariés sur leur faim.
Exercice d’acrobaties, le rapport Cotis, du nom du nouveau directeur de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), ex-économiste en chef de l’OCDE, le Saint-Office
de la pensée libérale, n’en confirme pas moins que, dans les profits créés par le travail, la part réservée aux dividendes n’a cessé de gonfler au détriment de l’autofinancement des entreprises
et surtout des salariés. Ainsi la part des dividendes versés a «pratiquement doublé depuis une dizaine d'année». C’est ce qu’a révélé la presse avant même la parution officielle, prévue dans les
prochains jours, de cette étude concoctée dans le cadre de la mission «d'analyse et de concertation sur le partage de la valeur ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunération», à
laquelle participent les interlocuteurs sociaux mais commanditée en février dernier par la présidence de la République. Ne pouvant plus couvrir des inégalités devenues par trop criantes, elle
ambitionne d’apparaître en «chevalier blanc».
Le slogan élyséen des «trois tiers» (salariés, entreprises, actionnaires) n’envisage cependant pas d’augmentation des salaires pour le «tiers-état» mais une invitation à plus de «participation et d’intéressement» pour des salariés de plus en plus «smicardisés». Ce qui n’aidera pas vraiment le ménage sur deux qui vit avec moins de 2.260 euros par mois ou les près de 8 millions de Français qui vivent avec moins de 880 euros par mois, selon l’étude «Les Revenus et le patrimoine des ménages, 2009», réalisée par l’...INSEE. Et encore s’agit il de données enregistrées avant la crise.
Le slogan élyséen des «trois tiers» (salariés, entreprises, actionnaires) n’envisage cependant pas d’augmentation des salaires pour le «tiers-état» mais une invitation à plus de «participation et d’intéressement» pour des salariés de plus en plus «smicardisés». Ce qui n’aidera pas vraiment le ménage sur deux qui vit avec moins de 2.260 euros par mois ou les près de 8 millions de Français qui vivent avec moins de 880 euros par mois, selon l’étude «Les Revenus et le patrimoine des ménages, 2009», réalisée par l’...INSEE. Et encore s’agit il de données enregistrées avant la crise.
http://www.force-ouvriere.fr/
/image%2F0555850%2F20151024%2Fob_42e913_logofo-greve.jpg)