19 mars
Publié le 17 Mars 2009
LA MOBILISATION POUR EXPRIMER LE RAS-LE-BOL GÉNÉRAL DES SALARIÉS
Selon FO, la journée de grève et de manifestations de jeudi s’annonce au moins aussi massive que celle du 29 janvier. Et le gouvernement ferait bien de répondre aux revendications, a prévenu Jean-Claude Mailly, car «les gens en ont marre!».
Le 19 mars sera au moins aussi fort que le 29 janvier. C’est le pronostic a minima des syndicats (FO, CFDT, CFTC, CGT, CGC, FSU, UNSA et Solidaires) qui appellent ce jeudi à une nouvelle journée
interprofessionnelle de grève et de manifestations, dont l’objectif reste d'infléchir la politique du gouvernement et des entreprises sur l'emploi, les salaires et le service public.
Les appels à la grève balayent une nouvelle fois tous les secteurs d’activités du public (transport terrestre et aériens, énergie, Education nationale fonction publique d’Etat, hospitalière et territoriale, La Poste, France Télécom, Audiovisuel public …), comme du privé (banques, chimie, métallurgie, agro-alimentaire, aéronautique grande distribution, aéronautique…). Mais, au-delà du nombre d’arrêts de travail et des centaines d’appels à manifester enregistrés partout en France, les syndicats constatent, plus généralement, à l’instar du leader de FO, Jean-Claude Mailly, que «les gens en ont marre» et «n'en peuvent plus» face à la dégradation de leur situation sociale. Pour François Chérèque (CFDT), «tout le monde connaît un voisin, un ami qui est touché par la crise» et, pour Bernard Thibault (CGT) ; «tous les ingrédients sont là (...). La présidente du MEDEF (Laurence Parisot) peut toujours dire que la crise, ce n'est pas la mort, les salariés en subissent les effets de plein fouet».
Le pouvoir d’achat des salariés et des retraités qui stagne, voire régresse; le chômage qui explose (90 200 nouveaux inscrits au chômage en janvier); le service public qui est partout remis en cause; le gouvernement qui s’entête; tous les éléments sont réunis en effet pour faire converger la colère des salariés le 19 mars. Cette colère est d’autant plus plus visible aujourd’hui que l’actualité récente en a donné un aperçu avec les réactions désespérées de salariés de Continental (pneumatique) ou Sony (électronique) licenciés au nom de la crise. Des salariés en état de « légitime défense», selon Jean-Claude Mailly (FO). Chez Continental, «on leur a imposé de revenir à 40 heures, là c'est: travailler plus pour être virés, c'est ça que ça veut dire», a-t-il dit, avant d’ajouter, dans cette entreprise, comme chez Sony, les salariés «n'ont plus rien à perdre, ils ont le sentiment qu'on ne s'occupe pas d'eux, qu'on les méprise (...). C'est une réaction légitime (…), et je les comprends».
Le Premier ministre François Fillon, a beau affirmer qu'il n'y aurait «aucune enveloppe supplémentaire, car c'est de la dette supplémentaire», les syndicats entendent bien arracher une augmentation du SMIC et obtenir le gel des réductions d'effectifs dans la Fonction publique ou le conditionnement légal des aides publiques à la hausse des salaires et au maintien des emplois. Pour les syndicats, les marges de manœuvre existent. Il suffit par exemple de supprimer la défiscalisation-exonération des heures supplémentaires. L’an dernier, celles-ci ont déjà représenté plus de 90.000 emplois équivalent temps-plein, soulignent-ils. Cela suppose également de remiser le «paquet fiscal» taillé sur mesure pour les entreprises et les ménages les plus aisés. À défaut de soutenir l’activité économique, ledit «paquet fiscal», selon un bilan du ministère de l'Economie cité aujourd’hui par la presse, a permis surtout à quelque 14.000 foyers fiscaux de se partager 458 millions d'euros l’an dernier au titre du bouclier fiscal plafonnant l'impôt à 50% des revenus. Soit un gain moyen par foyer qui a bondi à 33.000 euros en 2008 (contre 16.000 euros en 2007).
Quoi qu’il en dise aujourd’hui, le «gouvernement devra lâcher» après le 19 mars, bien plus qu’il ne l’a fait après le 29 janvier, a prévenu Jean-Claude Mailly (FO). On l’aura compris, les syndicats ne se contenteront pas des «mesurettes» annoncées le 18 février dernier.
Les appels à la grève balayent une nouvelle fois tous les secteurs d’activités du public (transport terrestre et aériens, énergie, Education nationale fonction publique d’Etat, hospitalière et territoriale, La Poste, France Télécom, Audiovisuel public …), comme du privé (banques, chimie, métallurgie, agro-alimentaire, aéronautique grande distribution, aéronautique…). Mais, au-delà du nombre d’arrêts de travail et des centaines d’appels à manifester enregistrés partout en France, les syndicats constatent, plus généralement, à l’instar du leader de FO, Jean-Claude Mailly, que «les gens en ont marre» et «n'en peuvent plus» face à la dégradation de leur situation sociale. Pour François Chérèque (CFDT), «tout le monde connaît un voisin, un ami qui est touché par la crise» et, pour Bernard Thibault (CGT) ; «tous les ingrédients sont là (...). La présidente du MEDEF (Laurence Parisot) peut toujours dire que la crise, ce n'est pas la mort, les salariés en subissent les effets de plein fouet».
Le pouvoir d’achat des salariés et des retraités qui stagne, voire régresse; le chômage qui explose (90 200 nouveaux inscrits au chômage en janvier); le service public qui est partout remis en cause; le gouvernement qui s’entête; tous les éléments sont réunis en effet pour faire converger la colère des salariés le 19 mars. Cette colère est d’autant plus plus visible aujourd’hui que l’actualité récente en a donné un aperçu avec les réactions désespérées de salariés de Continental (pneumatique) ou Sony (électronique) licenciés au nom de la crise. Des salariés en état de « légitime défense», selon Jean-Claude Mailly (FO). Chez Continental, «on leur a imposé de revenir à 40 heures, là c'est: travailler plus pour être virés, c'est ça que ça veut dire», a-t-il dit, avant d’ajouter, dans cette entreprise, comme chez Sony, les salariés «n'ont plus rien à perdre, ils ont le sentiment qu'on ne s'occupe pas d'eux, qu'on les méprise (...). C'est une réaction légitime (…), et je les comprends».
Le Premier ministre François Fillon, a beau affirmer qu'il n'y aurait «aucune enveloppe supplémentaire, car c'est de la dette supplémentaire», les syndicats entendent bien arracher une augmentation du SMIC et obtenir le gel des réductions d'effectifs dans la Fonction publique ou le conditionnement légal des aides publiques à la hausse des salaires et au maintien des emplois. Pour les syndicats, les marges de manœuvre existent. Il suffit par exemple de supprimer la défiscalisation-exonération des heures supplémentaires. L’an dernier, celles-ci ont déjà représenté plus de 90.000 emplois équivalent temps-plein, soulignent-ils. Cela suppose également de remiser le «paquet fiscal» taillé sur mesure pour les entreprises et les ménages les plus aisés. À défaut de soutenir l’activité économique, ledit «paquet fiscal», selon un bilan du ministère de l'Economie cité aujourd’hui par la presse, a permis surtout à quelque 14.000 foyers fiscaux de se partager 458 millions d'euros l’an dernier au titre du bouclier fiscal plafonnant l'impôt à 50% des revenus. Soit un gain moyen par foyer qui a bondi à 33.000 euros en 2008 (contre 16.000 euros en 2007).
Quoi qu’il en dise aujourd’hui, le «gouvernement devra lâcher» après le 19 mars, bien plus qu’il ne l’a fait après le 29 janvier, a prévenu Jean-Claude Mailly (FO). On l’aura compris, les syndicats ne se contenteront pas des «mesurettes» annoncées le 18 février dernier.
http://www.force-ouvriere.fr/
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