Publié le 27 Juillet 2015

PACS et mariage

Les entreprises prévoient souvent des avantages pour les couples qui se marient. FO se positionne clairement sur l’égalité des droits entre salariés mariés et salariés pacsés. Concrètement, dans certaines entreprises, un accord prévoit des jours de congés supplémentaires, et même le versement d’une prime qui peut parfois être très conséquente.

Au moment de la réouverture des négociations, FO demande l’application de ces dispositifs aux salariés qui se pacsent. Certaines entreprises, par souci d’économie ou par « conservatisme », répondent par un non catégorique.

Conséquences : les négociations n’aboutissent pas, les accords arrivent à échéance et l’entreprise applique le minimum légal.

Les organisations syndicales se retrouvent donc prises en otage, car sans accord, les salariés qui se marient perdent aussi le bénéfice de ces dispositifs.

Quelle solution ? Signer un accord qui entend hiérarchiser l’engagement au sein même des couples ?

FO Jeunes rappelle que la cour de justice Européenne a déjà épinglé plusieurs grandes entreprises françaises dont les conventions nationales collectives prévoyaient l’octroi d’avantages aux salariés mariés et non pacsés. Un sujet dont pourraient s’emparer les branches professionnelles.

Le défenseur des droits est par ailleurs saisi de cette inégalité de traitement mais les procédures sont parfois longues. Sur ce dossier, le mandat de FO est de faire appliquer l’égalité de traitement.

Émilie Nougaret – Paris

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Publié le 13 Juillet 2015

Lettre FO-Cadres 160

Retraites complémentaires Agirc-Arrco

Le dossier central de ce numéro trimestriel de la lettre FO-Cadres traite des négociations en cours sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco.

Au sommaire de ce numéro 160 :

p2 : édito d’Eric Pérès

p3-4 : actus – brèves – chiffres – agenda
– Reconnaissance du Burn-out comme maladie professionnelle : le Parlement retoque les amendements proposés
– Projet de loi sur le dialogue social : ce qui va changer
– Impôts : FO s’oppose au prélèvement à la source
– Barémisation des indemnités prud’homales
– Télétravail dans la Fonction publique : vers une mise en place à la rentrée ?
– Quand l’austérité rime avec autorité
– Temps de travail des cadres à l’hôpital : les raisons de la colère
– Stage : un allongement à 12 mois ?
– Projet de directive européenne sur le Secret des affaires
– Portage salarial

p5-12 : Dossier Négociation Agirc-Arrco : la pérennisation des régimes de retraites complémentaires est en jeu
– Les enjeux d’une nouvelle négociation
– Les propositions du MEDEF : des mesures déséquilibrées et injustes
– Les propositions de FO : le choix de la pérennisation des régimes de retraites complémentaires
– Suspension des négociations : un accord encore possible
– Interview de François-Xavier Selleret, DG de l’Agirc-Arrco
– Agirc-Arrco : bien comprendre sa retraite complémentaire
– Fusion Agirc-Arrco : quid des cadres ?
– Interview de Philippe Pihet, secrétaire confédéral en charge des retraites

p15 : Questions/réponses : Harcèlement moral

http://www.fo-cadres.fr/content/uploads/2015/07/FO-Cadre-L-160-Juillet-2015-HD.pdf

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Publié le 9 Juillet 2015

Les conséquences sociales des projets de loi en cours

L’adoption au forceps des projets de loi Macron et Rebsamen devrait s’achever avant la fin juillet. Combinés, ces deux textes, touffus et fourre-tout, démantèlent un certain nombre de dispositions sociales du droit du travail : travail du dimanche, procédures de licenciement, IRP.

Sans même attendre l’adoption de ces textes, le gouvernement a lancé en mai la « mission Combrexelle », un groupe de travail chargé d’« élargir la place de l’accord collectif », au risque d’accélérer le détricotage du Code du travail. Il doit rendre ses propositions à l’automne.

Pour avoir un aperçu de ces attaques (délibérément ?) noyées dans des centaines d’articles, FO Hebdo vous propose une synthèse thématique des principales dispositions sociales qui devraient être adoptées lors des votes définitifs.

Projet de loi Macron

Revenus

Épargne salariale : Au 1er janvier 2016, l’intéressement sera placé par défaut sur un plan d’épargne. Les entreprises qui franchissent le seuil de 50 salariés sont dispensées durant trois ans de créer un régime de participation si elles ont déjà conclu un accord d’intéressement.

Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) : L’entreprise peut les abonder, même si les salariés n’ont pas fait de versement. En l’absence de compte épargne-temps, les salariés peuvent y transférer l’équivalent monétaire de dix jours de repos non pris. En l’absence de représentants syndicaux, un Perco pourra être mis en place par l’employeur si les deux tiers des salariés l’approuvent.

Retraites-chapeau : Elles seront subordonnées aux performances du bénéficiaire, appréciées au regard de celles de l’entreprise.

IRP

Cession d’entreprise : Les salariés ne sont informés qu’en cas de vente du fonds de commerce ou de 50 % des parts d’une SARL/SA. En cas de manquement, l’employeur encourt une amende limitée à 2 % du montant de la vente.

Entrave : En cas d’entrave au fonctionnement des IRP, la peine de prison est supprimée et l’amende majorée à 7 500 euros.

Conditions de travail

Travail dominical : Le maire peut l’autoriser jusqu’à 12 dimanches par an, avec une rémunération double en compensation. Pour les autres dérogations, qui autorisent une ouverture systématique le dimanche, les contreparties devront être définies par accord collectif. Elles ne sont pas précisées dans la loi, sauf pour les commerces de détail alimentaire de plus de 400 m2 (salaire majoré de 30%).

Droits du salarié

Inspection du travail et sous-traitance : En cas de grave manquement à la réglementation du travail (salaire minimum, repos, durée du travail, dignité humaine, hébergement insalubre...), l’inspection du travail peut contraindre un employeur étranger détachant des salariés en France à faire cesser ces situations.

Prud’hommes : Mise en place d’un barème prud’homal obligatoire pour les licenciements sans cause réelle et sérieuse. Selon la taille de l’entreprise ou l’ancienneté du salarié, différents plafonds sont prévus.

Périmètre des PSE : La qualité des mesures qu’une entreprise en redressement ou en liquidation devra consacrer à son PSE ne sera plus appréciée sur la base du groupe auquel appartient l’entreprise, mais sur la seule base de celle-ci. Un moyen pour les groupes de liquider leurs filiales sans en assumer les conséquences.

Hiérarchie des normes

Accord de maintien dans l’emploi : La durée de ces accords pourra être portée de 2 à 5 ans. En cas de refus du salarié, son licenciement ne sera plus « économique ». L’accord pourra prévoir « les conditions et modalités selon lesquelles il peut être suspendu (...) en cas d’amélioration de la situation économique de l’entreprise ».

Projet de loi Rebsamen

Revenus

Prime d’activité : Elle remplace, au 1er janvier 2016, la prime d’activité et le RSA activité. Elle serait versée aux salariés touchant jusqu’à 1,2 Smic (1 400 euros net), dès 18 ans.

Santé

Burn-out : Les pathologies psychiques, dont le burn-out, peuvent être reconnues comme maladies d’origine professionnelle, mais sans être intégrées au tableau des maladies professionnelles. La reconnaissance du lien avec le travail est laissée à l’appréciation des comités régionaux (C2RMP). Seule avancée, un assouplissement pourrait se faire par voie réglementaire sur les modalités de reconnaissance.

Médecine du travail : Seuls les salariés occupant des postes à risques bénéficient d’une surveillance médicale renforcée, dont les modalités seront précisées par décret. Le contrôle est assoupli pour les autres salariés et la vérification systématique de l’aptitude à l’embauche est remplacée par une visite d’information et de prévention auprès d’un infirmier. La visite médicale périodique se fait au minimum tous les cinq ans, contre deux ans actuellement.



IRP

DUP : Sous le seuil de 300 salariés, DP, CE et CHSCT peuvent être regroupés, par décision de l’employeur, au sein d’une délégation unique du personnel. Au-delà de 300, un regroupement partiel ou total est possible par accord majoritaire. Les questions relevant à la fois du CHSCT et du CE doivent faire l’objet d’une consultation et d’une expertise communes.

TPE : Au 1er juillet 2017, les salariés et employeurs des TPE (moins de 11 salariés) seront représentés par 13 commissions paritaires régionales interprofessionnelles. Elles auront une mission de conseil, d’information de médiation et de proposition d’activités sociales et culturelles. L’accès aux locaux des entreprises se fera sur autorisation de l’employeur.

Information-consultation des salariés : 17 réunions d’information-consultation du comité d’entreprise seront regroupées en trois rendez-vous : orientations stratégiques ; situation économique et financière ; politique sociale, conditions de travail et emploi.

Administrateurs salariés : La mise en place d’au moins deux administrateurs salariés est obligatoire dans les entreprises de plus de 1 000 salariés lorsque le siège est en France, de plus de 5 000 salariés si le siège social est à l’étranger et dans toutes les holdings de tête.

Égalité : La négociation sur l’égalité femmes-hommes est diluée dans la négociation qualité de vie. Le rapport de situation comparée est supprimé et remplacé par une simple « rubrique » dans la BDES.

Conditions de travail

Pénibilité : La fiche individuelle obligatoire de pénibilité est abandonnée. Les six facteurs de pénibilité qui devaient être pris en considération au 1er janvier 2016 sont reportés de six mois.

Compte personnel d’activité : Ce compte (CPA) fusionnera, à partir du 1er janvier 2017, les comptes pénibilité, formation et épargne-temps des salariés tout au long de leur vie professionnelle.



Hiérarchie des normes

Négociations collectives : Toutes les NAO sont regroupées en trois temps. Des représentants du personnel et des salariés mandatés par les syndicats peuvent négocier des accords collectifs en cas d’absence de délégués syndicaux. Les accords, signés par des élus mandatés, n’ont plus à être validés par une commission paritaire de branche.

Mission Combrexelle

Hiérarchie des normes

Mission Combrexelle :
« Donner plus de place au dialogue social de terrain », « élargir la place de l’accord collectif dans le Code du travail ». La lettre de mission rédigée par Manuel Valls et confiée à M. Combrexelle vise clairement à supprimer le principe de faveur pour permettre à des accords d’entreprise de se substituer à l’ordre public social défini par le Code du travail, les conventions collectives, etc. Cette mission fera l’actualité sociale de la rentrée. Pour Jean-Claude Mailly, interrogé par L’Usine Nouvelle, « l’accord collectif n’a pas à s’imposer au contrat de travail. La dérogation à ce principe ne me dérange pas si elle est meilleure pour les salariés, mais c’est rarement le cas ! »

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Publié le 9 Juillet 2015

La démocratie n’est pas négociable

La Grèce ne relèverait-elle que d’une appréciation comptable et budgétaire à laquelle il faudrait tout soumettre ? C’est le cas depuis maintenant cinq ans, avec toutes les conséquences sociales, humaines et économiques que connaît le peuple grec après plusieurs années de purge austéritaire.

Oui, historiquement, les dirigeants grecs ont une part de responsabilité. Celle, par exemple, de ne pas avoir fait une réforme fiscale passant notamment par la mise en place d’un cadastre et le paiement d’impôts par les plus fortunés (Église orthodoxe ou armateurs).

Oui, la banque Goldman Sachs a trafiqué les chiffres pour que la Grèce soit qualifiée pour l’euro.

Non, le peuple grec n’est pas responsable de cette situation et c’est pourtant lui qui trinque durement en matière d’emploi, de salaire, de protection sociale, de logement.

Sortir de l’austérité et faire les réformes nécessaires, tel doit être l’objectif.

Rappelons au passage que les exigences de la Troïka ont bafoué certaines des conventions internationales de l’OIT sans que cela n’émeuve l’Union européenne un seul instant.

Il faut donc d’urgence, a minima, étaler la dette, ne pas exiger de remboursement immédiat et permettre à la Grèce de faire ses choix démocratiques de réforme en l’appuyant financièrement.

Il n’appartient pas à l’Union européenne et aux dirigeants européens de choisir à la place du peuple grec, qui doit gouverner.

En la matière les conseillers ne sont pas toujours les payeurs, on l’a vu par exemple au Chili avec les Chicago Boys.

Il faut également prendre en compte la dimension géopolitique de la situation.

Imagine-t-on une Europe dite de progrès et de paix quand les peuples n’auraient d’autre choix que d’élire des représentants obligés de pratiquer une politique économique libérale et autoritaire pour ne pas déplaire aux marchés financiers à qui on a laissé, au fil des ans, les coudées franches ?

La démocratie n’est pas négociable. La dette si.

Un seul chiffre pour finir : 50 000 milliards de dollars, c’est le montant mondial de l’endettement public.

C’est aussi le bilan mondial des vingt-huit banques systémiques.

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Publié le 8 Juillet 2015

Le CICE, première dépense fiscale de l’État, sera-t-il évalué un jour ?

Ni croissance, ni compétitivité, ni emploi… Trois ans plus tard, c’est le bilan empirique du pacte mis en œuvre par François Hollande moins de six mois après son élection. Son porte-étendard, le CICE, a coûté 9 milliards d’euros en 2014, pour quel résultat ?

Le président annonçait en novembre 2012 la mise en œuvre d’un pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Mesure phare de ce pacte, le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) devait permettre aux entreprises de déduire de leur fiscalité 4 % en 2013, puis 6 % depuis 2014 des salaires inférieurs à 2,5 Smic. À l’époque, le Premier ministre annonçait la création de 300 000 à 400 000 emplois à l’horizon 2017 grâce à ce dispositif. Pour un coût annoncé de 20 milliards d’euros par an.

La latence du comité de suivi

Même si chaque année un comité de suivi du CICE, piloté par France stratégie, établit un rapport d’évaluation adressé au Parlement avant le vote de la loi de finances, la mesure des effets sur l’emploi ne pourra s’établir, pour 2013-2014, qu’à partir de 2016-2017… Et même si aucune évaluation n’est disponible, force est de constater après trois années de dépenses que les promesses initiales sont loin d’être tenues.

Au final, ce dispositif sera-t-il réellement évalué ? Selon François Hollande puis Emmanuel Macron en juin dernier, la pérennisation du CICE passerait par une transformation du dispositif en une exonération des cotisations sociales patronales. Ou comment éviter de mesurer ses échecs.

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Publié le 2 Juillet 2015

"Le projet de loi Rebsamen va entraîner davantage d'accidents du travail non déclarés"

Nombre de CHSCT en tant qu'instances autonomes vont disparaître avec le projet de loi sur le dialogue social. Cela va entraîner une hausse de la sous-déclaration des accidents du travail, déplorent Jean-Vincent Koster et Jérôme Szlifke, du cabinet d'expertise Progexa.

Le projet de loi Rebsamen revient ces jours-ci en 2e lecture à l'Assemblée nationale (voir cet article). Rien n'est encore définitivement joué, mais il est très inquiétant que les enjeux majeurs de santé publique sous-jacents au projet n'aient pas retenu l'attention des députés. Ignorent-ils le rôle essentiel que joue le CHSCT pour réduire le nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles ? Conçoivent-ils que la marginalisation de cette instance conduira inéluctablement à une détérioration de la sécurité au travail ? Eux si soucieux d'équilibre budgétaire, ont-ils pesé l'impact de cette détérioration en termes de finances publiques ?

"La discrétion n'est plus de mise"

Mais commençons par le commencement, et clarifions d'abord les motivations de notre démarche. Notre cabinet n'a pas pour habitude de se mettre sur le devant de la scène, considérant que les salariés sont "les vedettes" et non pas leurs experts. Nous nous sommes toujours conformés à cette ligne de conduite, même pour des dossiers où nous avons la faiblesse de penser que notre intervention a été importante, comme cela fut le cas lors des 1 336 jours de lutte des "Fralib" contre Unilever, lutte qui s'est conclue par la création d'une société coopérative ouvrière. Aujourd'hui, nous changeons de registre. La discrétion n'est plus de mise, car dénoncer le projet de réforme Rebsamen est une nécessité et nous souhaitons que l'ensemble des acteurs sociaux le fasse d'autant plus énergiquement que d'autres projets néfastes sont annoncés par le gouvernement (cf. notamment la commission Combrexelle relative à la future loi sur la négociation collective) [NDLR : voir cette brève].

Une sous-déclaration grandissante des accidents du travail

Expert des CHSCT, Progexa est bien placé pour connaître la contribution essentielle de cette instance à la prévention des risques. Les statistiques officielles, toujours publiées tardivement, se plaisent à souligner des évolutions favorables : 626 900 accidents du travail (AT) et 51 500 maladies professionnelles (MP) en 2013, contre respectivement 641 000 et 54 000 en 2012. Évolution rassurante, mais on se garde bien de préciser qu'elle prend en compte une sous-déclaration grandissante des AT-MP par les employeurs, dont l'objectif est de réduire leur taux de cotisation AT-MP. Il n'y a là aucun propos diffamatoire de notre part. Cette sous-déclaration est en effet de notoriété publique, puisque l'article L176-1 du code de la sécurité sociale a prévu de partiellement la compenser par un versement annuel de la branche AT-MP (financée exclusivement par le patronat) au profit de la branche maladie :

Article L176-2 du code de la sécurité sociale

"Une commission présidée par un magistrat à la Cour des comptes remet tous les trois ans, au Parlement et au Gouvernement, un rapport évaluant le coût réel pour la branche maladie de la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles".



Ce même article L176-2 instaure une commission qui produit un rapport d'évaluation du coût de la sous-déclaration. Le rapport le plus récent, celui de la commission Diricq de juin 2011, énumère les méthodes utilisées par certaines entreprises :

  • pression sur les salariés pour qu'ils ne déclarent pas les accidents de travail ;
  • accompagnement du salarié chez le médecin par une personne de l'entreprise et prise en charge des soins par cette dernière, pour éviter la déclaration ;
  • retour prématuré des salariés accidentés, sur un poste dit "aménagé", de façon à réduire le nombre de jours d'arrêts de travail prescrits par le médecin ;
  • définition du poste "aménagé" sans consultation du médecin du travail, ni référence à des facteurs médicaux objectifs, de sorte qu'il ne correspond qu'à la vision de l'employeur, etc.

Lors de ses interventions, notre cabinet constate que les CHSCT s'opposent avec la plus grande vigueur aux velléités de sous-déclaration de leur direction. Sans déclaration d'accident, pas d'enquête du CHSCT.

Lors de ses interventions, notre cabinet constate que les CHSCT s'opposent avec la plus grande vigueur aux velléités de sous-déclaration de leur direction. Comment pourrait-il en être autrement ? Sans déclaration d'accident, pas d'enquête du CHSCT. Or cette enquête est un outil essentiel de prévention, car les accidents de travail sont toujours révélateurs de l'existence de risques professionnels mal ou non maîtrisés. Dans ce cadre, le but poursuivi par l'enquête est d'analyser ce qui s'est passé, d'identifier les risques non maîtrisés afin de prendre des mesures correctives permettant de les éliminer. La portée de l'enquête se fonde sur une certitude reconnue par tous les professionnels de la prévention : il n'y a jamais une seule cause à un accident et il est indispensable de toutes les analyser pour en éviter la répétition.

Le rôle décisif des CHSCT

Ce droit d'enquête après un accident du travail constitue l'une des principales prérogatives du CHSCT. Avec le projet de loi Rebsamen, le gouvernement s'apprête – ni plus, ni moins – à supprimer dans les trois quarts des entreprises le CHSCT en tant qu'instance autonome, dotée de moyens spécifiques et bénéficiant d'une capitalisation d'expérience propre. Il ouvre ainsi la porte à une amplification sans précédent des accidents du travail et des maladies professionnelles. Il ouvre également la porte à une montée en puissance de leur non-déclaration par les employeurs, avec les conséquences que l'on peut aisément deviner pour les comptes de la Sécurité sociale... mais aussi pour l'efficacité de la politique de prévention des risques professionnels. Le projet de loi Rebsamen se propose de réduire le coût du dialogue social, puisque pour le Medef ce n'est qu'un coût, rien de plus. Nous ne nous étendrons pas sur l'archaïsme de pensée que dénote une telle optique. Nous tenons en revanche à dénoncer le coût social immense qui en découlera, et sur lequel les 237 pages de l'étude d'impact, qui accompagnent le projet, font bien entendu une impasse complète.

"Élus, faites entendre votre voix"

Il est de notre responsabilité de conseil aux représentants du personnel de leur dire qu'ils n'ont rien à attendre de ce projet de "régression du dialogue social" et qu'il est nécessaire qu'il fasse entendre leur voix. Il est aussi de notre responsabilité de citoyen de rappeler à nos représentants, à l'Assemblée nationale et au Sénat, qu'affaiblir le CHSCT et reléguer les questions de santé au travail au second plan ne correspond pas à l'intérêt général tel que nous le comprenons... ni à l'intérêt général tel que défini par la Constitution (alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946, repris par la Constitution de 1958) : "La Nation garantit à tous la protection de la santé

Jérôme Szlifke

Co-auteur : Jean-Vincent Koster (docteur en sociologie, agrégé de sciences économies et sociales)

Source : http://www.actuel-hse.fr/content/le-projet-de-loi-rebsamen-va-entrainer-davantage-accidents-du-travail-non-declares#

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Publié le 1 Juillet 2015

OUI AU DROIT A REPARATION INTEGRALE DU PREJUDICE NON A L'IMPUNITE SOCIALE

Le Gouvernement a intégré en dernière minute UN AMENDEMENT à la LOI MACRON privant les salariés de la réparation intégrale du préjudice en cas de licenciement fautif de l’employeur.

Ce texte foule aux pieds les principes d’égalité et de réparation intégrale du préjudice

Limiter la réparation du préjudice, c’est remettre en cause le principe selon lequel celui qui cause un dommage par sa faute s’oblige à le réparer entièrement.

N’oublions pas qu’il ne s’agit pas de l’indemnité due pour tout licenciement mais de la sanction des licenciements illégaux, abusifs.

Cette mesure accrédite le discours patronal, fondé sur des préjugés consternants sur qui fustige les droits des salariés qui seraient des obstacles à la performance des entreprises.

Elle consacre l’idée selon laquelle moins sanctionner les licenciements abusifs créerait de l’emploi !

L’usage du 49-3 n’a pas permis le débat parlementaire sur cette disposition illégitime…pour autant la loi n’est pas encore définitivement adoptée et nous pouvons encore faire changer les choses.

C’est pourquoi le SAF (Syndicat des Avocats de France) LE SYNDICAT DE LA AMGISTRATURE 5sm°, les organisations syndicales de salariés CFDT, CGT SOLIDAIRES, CFE CGC,FO et UNSA appellent à signer massivement la pétition en ligne (et par tout moyen) pour obtenir la suppression du nouvel article du code du travail instituant une barémisation maximale des dommages et intérêts réparant les préjudices des salariés licenciés abusivement. Signez et faite signez la pétition pour le retrait de cette disposition et pour soutenir toutes les actions que les organisations signataires continueront de mener si votre voix n’est pas entendue.

Pour signer la pétition suivez le lien ci-dessous

http://www.petitions24.net/non_au_plafonnement_de_la_reparation_des_licenciements_abusifs

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Publié le 1 Juillet 2015

Risques psychosociaux (RPS), burnout, épuisement professionnel… Ces termes recouvrent aujourd’hui une diversité de situations qui, toutes, sont à analyser au regard du travail et de ses conditions d’exercice. Comme pour l’ensemble des RPS, le syndrome d’épuisement professionnel provient d’une situation de travail dégradée, mettant en jeu l’individu et l’organisation au sein de laquelle il travaille. Il est donc important de bien circonscrire ce que recouvre le syndrome d’épuisement professionnel, plus communément appelé burnout, afin de permettre à toute structure, publique comme privée, d’agir en amont pour éviter son apparition.

Dans cet objectif, et, dans la continuité des travaux sur la prévention des RPS, la Direction générale du travail (DGT), l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), avec l’appui d’enseignants-chercheurs et d’experts de terrain (médecin du travail, docteur en psychologie du travail), publient un guide pour aider l’ensemble des acteurs de la prévention (employeur, encadrement, représentants du personnel, service de santé au travail, médecin traitant, médecin spécialiste, etc.) à agir en prévention sur le syndrome d’épuisement professionnel.

Le guide met notamment en évidence les facteurs liés au travail sur lesquels l’entreprise peut agir en répondant à trois questions :

Que recouvre le burnout ?

Quels sont les actions collectives et individuelles et qui peuvent être mis en œuvre pour prévenir ce syndrome ?

Quelles recommandations peuvent être données pour réagir, collectivement et individuellement, face à un ou plusieurs cas de burnout ?

Guide Ci Dessous

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