Publié le 30 Juin 2010

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Publié le 30 Juin 2010

LES SYNDICATS APPELLENT À UNE JOURNÉE DE GRÈVES ET DE MANIFESTATIONS LE 7 SEPTEMBRE
La quasi-totalité des organisations syndicales, dont FO, ont appelé hier tous les salariés du privé et du public «construire ce jour-là une mobilisation d'ampleur» contre une réforme «injuste et inacceptable». Pour FO, le mot d'ordre reste le retrait.

 

La mobilisation contre la réforme des retraites ne s'arrêtera pas avec les départs en congés d'été. La quasi-totalité des organisations syndicales, dont FO, se sont en effet réunies mardi pour définir les suites à donner à l'opposition au projet de loi gouvernemental ayant notamment marqué le mois de juin. FO, CFDT, CFTC CGT, Solidaires, FSU, UNSA ont décidé ainsi de lancer «une journée de grèves et de manifestations le 7 septembre», date du début de l'examen du projet de réforme des retraites au Parlement, souligne un communiqué commun. Elles appellent «tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour-là une mobilisation d'ampleur» contre une réforme «injuste et inacceptable» en raison notamment du «report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans». Dénonçant «la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet» alors qu'il est l'un des «plus dur d'Europe», les syndicats prévoient aussi d'occuper le terrain durant l'été via des initiatives nationales et locales afin d'interpeller le gouvernement et ses représentants, en particulier le 13 juillet, jour du passage du projet de loi en Conseil des ministres.

«Pour FO, le mot d'ordre reste le retrait pur et simple du texte», a précisé René Valladon chargé de faire valoir les positions de son organisation auprès de ses homologues. Car, «après notre mobilisation exceptionnelle du 15 juin (celle de FO) qui a rassemblé plus de 70.000 personnes dans la rue», a expliqué le secrétaire confédéral de FO, «nous avons constaté que le retrait du projet est une revendication qui était montée, depuis, en puissance chez les salariés». Et d'ajouter, «chacun avait pu le remarquer, par exemple lors des manifestations du 24 juin à laquelle FO n'avait pas appelé formellement». Outre FO, Solidaires et la FSU se sont prononcés publiquement dans ce sens mardi.

Les syndicats ont prévu de se revoir fin août pour préparer la journée de mobilisation du 7 septembre.

 

Communiqué des organisations syndicales du 29 juin

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n’apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité. Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes.

Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.

Cette réforme, une des plus dures d’Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l’Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.

Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l’été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.

Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s’ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d’ampleur.

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Publié le 26 Juin 2010

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Publié le 21 Juin 2010

POUR FO, IL N’Y A RIEN À NÉGOCIER DANS LE PLAN WOERTH SUR LES RETRAITES
«Si c'est pour discuter des centièmes derrière la virgule, ce n'est pas la peine!». La confédération n’a pas répondu pas à l’invitation du ministre du Travail dans la mesure où il a fermé la porte sur le recul de l’âge de la retraite après 60 ans.

 

Mercredi après la présentation de son avant-projet de loi sur les retraites, le ministre du Travail, Eric Woerth, avait indiqué que sa «porte est ouverte» pour discuter quelques jours avec les partenaires sociaux assurant que le texte gouvernemental était encore «amendable»… tout en restant fermé sur l’essentiel de la réforme. «Nous ne reviendrons pas sur les mesures d'âge (report de 60 à 62 l'âge légal de la retraite et de 65 à 67 ans l'âge pour avoir une retraite à taux plein)», avait-il alors déclaré. Il avait ajouté «il y a beaucoup d'autres choses à discuter», notamment sur le «dispositif des carrières longues» et la «pénibilité». Opposée à toute remise en cause de la retraite à 60 ans comme à tout nouvel allongement de durée de cotisation dans le privé et le public, la confédération FO n’a pas répondu à l’invitation du ministre. «Nous ne voyons pas ce que nous irions faire puisqu'il ne s'agit pas de discuter de l'âge légal de départ. Si c'est pour discuter des centièmes derrière la virgule, ce n'est pas la peine!», a expliqué jeudi FO qui exige «le retrait pur et simple du projet gouvernemental».

FO porte en effet «un jugement très sévère sur cet avant-projet de loi qui ferait porter la quasi-totalité des efforts sur les salariés, qu’ils soient des secteurs privés ou publics et n’apporterait pas les ressources indispensables à l’équilibre de nos régimes de retraite». La centrale fustige une réforme, dont la philosophie générale est «travailler toujours plus pour gagner toujours moins!».

Il en est ainsi du recul de l’âge de la retraite à 62 ans à raison de quatre mois par an «alors que les durées d’assurance sont comptabilisées en trimestres». C’est d’autant plus «inacceptable», précise-t-elle, que «toutes les barrières d’âges seraient impactées: le taux plein (hors durée de cotisation) ne serait plus accordé à 65 ans mais à 67 ans», y compris «pour les salariés au minimum vieillesse» qui seraient dès lors maintenus dans une «situation d’extrême précarité (RSA, ASS…) deux années de plus!» Quant à l’augmentation des recettes avancées par M. Woerth, FO fait remarquer: «les 3,7 milliards d’euros annoncés ne représentent même pas la valeur d’un point de cotisation (4,2 milliards d’euros) et que la contribution des hauts revenus avec son apport limité à 400 millions d’euros» est on ne peut plus «symbolique». Notons au passage que l’essentiel de ces ressources proviendrait donc de la suppression d’une partie allègements de cotisations patronales (2 milliards d’euros). Sachant que le budget de l’État, selon la loi, est censé compenser aux caisses de protection sociale (et donc des retraites) ce type d’exonérations, il y a de quoi s’interroger également sur l’apport réel de cette suppression.

Après avoir mobilisé le 15 juin des dizaines de milliers de salariés, FO réunit aujourd’hui sa Commission exécutive pour décider des suites du mouvement, dont le seul mot d’ordre ne peut être, pour FO que le retrait du plan du gouvernement.

 

http://www.force-ouvriere.fr/

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Publié le 18 Juin 2010

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Merci à Patrick pour les photos

 

 

 

 

 

 

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Publié dans #SOA LOGISTICS SAS

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Publié le 16 Juin 2010

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Publié le 16 Juin 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FO RÉCLAME LE «RETRAIT PUR ET SIMPLE» DU PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES
Le texte présenté ce matin fait reposer l’essentiel des efforts sur le dos des salariés. Il prévoit de repousser à 62 ans l’âge légal de départ et à 67 ans la retraite à taux plein. Des mesures contre lesquelles la Confédération reste hostile.

 

Comme prévu, l’avant-projet de réforme des retraites a été présenté ce matin par le ministre du Travail, Eric Woerth. Sans surprise, il confirme toutes les craintes exprimées par les syndicats, en particulier par FO qui, pas plus tard qu’hier, a mobilisé sur le dossier plus de 70.000 personnes dans les rues de Paris lors d’une journée interprofessionnelle de grève et de manifestation. Une journée au cours de laquelle les salariés du privé et du public ont exprimé haut et fort leur attachement à la retraite à 60 ans et leur hostilité à tout allongement de la durée de cotisation. Deux mesures qui constitueront le «cœur de [la] réforme» dévoilée aujourd’hui par le gouvernement.

Son projet prévoit en effet de repousser, pour tous, l'âge légal de départ à 62 ans d’ici à 2018, à un rythme de quatre mois de cotisation supplémentaires par an à partir du 1er juillet 2011. Concernant la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012, le gouvernement souhaite qu'elle soit portée à 41 ans et trois mois à partir de 2013.La barre des 65 ans, qui correspond à l'âge auquel une pension de retraite à taux plein -c'est-à-dire sans décote même s'il ne dispose pas de la durée de cotisation nécessaire- est garantie, sera également repoussée de deux ans, à 67 ans. En outre, au nom d’une prétendue «équité», il entérine le «rapprochement» des régimes du public sur celui du privé, via une hausse de 3 points du taux de «cotisations retraites» des fonctionnaires, aujourd'hui fixé à 7,85% (voir notre article du jeudi 10 juin 2010).

Pour faire avaler la pilule aux salariés, il égrène enfin des mesures censées taxer le capital, les hauts revenus et les entreprises qui, tout au plus, rapporteraient, selon les calculs de M. Woerth, 4,4 milliards d’euros, dont la moitié proviendra de la remise en cause d’une petite partie des allègements de cotisations patronales. Sachant que le «déficit» des retraites est évalué à 32,3 milliards d'euros cette année et 42,3 milliards en 2018, et comme l’a expliqué le ministre lui-même, les mesures d'âge absorberont, à elles seules, environ 50% des déficits d'ici à 2018. Personne n’est dupe, cette réforme a été taillée d’abord et avant tout pour satisfaire les appétits des marchés financiers. Lesquels, selon le quotidien économique Les Échos, «vont regarder de près le projet» du gouvernement gouvernemental qui, d’ores et déjà a prévu un argumentaire pour les investisseurs.

«Ce projet est dangereux, injuste socialement et inefficace économiquement», a réagi instamment le Secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, pour qui «le titre de la note de synthèse du ministère du Travail est d'ailleurs significatif puisqu'il est question de répartir "équitablement l'effort entre les salariés"» en augmentant leur «durée d’activité». En clair, a-t-il ajouté, «ça veut bien dire que ce sont les salariés qui paient l'essentiel» de la facture au regard des prélèvements supplémentaires annoncés sur le capital et les hauts revenus qui ne constituent tout au plus que «des recettes de poche». Par conséquent, le leader de FO a réclamé le «retrait pur et simple» du projet tel qu’il a été présenté aujourd’hui et redouté hier. Et conformément aux positions de la centrale syndicale qu’il a portées lors de son intervention devant les milliers de manifestants rassemblés mardi après-midi place de la Nation à Paris: «Refuser une contre-réforme, rejeter tout report au-delà de 60 ans, rejeter tout allongement de la durée de cotisation et rejeter toute remise en cause du code des pensions.»

 

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Publié le 15 Juin 2010

DISCOURS DE JEAN-CLAUDE MAILLY EN FIN DE MANIFESTATION LE MARDI 15 JUIN 2010

 

Nous sommes aujourd’hui plus de 70.000 à manifester à Paris et à avoir répondu à l’appel lancé par Force Ouvrière à cette manifestation et à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Nous avons même mobilisé au-delà de nos rangs, ce qui montre que sur des bases claires, une unité d’action est possible. Je salue ici tous les militants Force Ouvrière, je salue aussi la présence de militants d’autres organisations et la solidarité de nos camarades belges.

Demain, le gouvernement va sortir son projet de loi sur les retraites. Mais cela fait quelques semaines qu’il multiplie les annonces.

Le gouvernement fonctionne comme une distillerie: il fait s’écouler les annonces au fil des jours, mais on verra qui, à terme, se réveillera avec la gueule de bois.

Nous savons d’ores et déjà que ce projet sera injuste et inacceptable socialement, dangereux et inefficace économiquement.

Il se situe dans la droite ligne des plans de rigueur ou d’austérité mis en place un peu partout en Europe. Il s’agit de faire payer aux travailleurs, du public et du privé, la réduction des dettes publiques et sociales qui ont explosé pour venir en aide aux banques, aux institutions financières et faire des plans de soutien. Pour les populations, c’est la triple peine.

Les travailleurs sont déjà victimes d’un système capitaliste qui a fait exploser les inégalités. Ils payent ensuite lourdement l’arrivée de la crise dans leurs emplois et leurs salaires. Ils risquent enfin de payer, à travers la remise en cause de leurs droits sociaux et des services publics, la soi-disant sortie de crise.

Cela fait plusieurs semaines que nous expliquons que les retraites, c’est la mère des revendications. Tout simplement parce que le gouvernement en a fait la mère des contre-réformes. Prévu initialement en 2012, le dossier est mis sur la table dès 2010 pour donner des gages et satisfactions aux intervenants financiers et à leurs satellites, les agences de notation.

Aujourd’hui, pour Force Ouvrière, l’urgence ce n’est pas les retraites, l’urgence c’est l’emploi, la politique industrielle, le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance, la réforme fiscale et les services publics.

Mes chers camarades, le gouvernement est plus attentif à l’évolution des taux d’intérêt qu’à celle du chômage. Il préfère prendre le risque de la récession plutôt que d’affronter les spéculateurs. Il préfère accepter un durcissement du pacte de stabilité et de croissance européen que d’exiger une Europe de progrès social et de croissance économique.

Ce que l’on constate, en France comme ailleurs, c’est qu’au-delà des discours, les gouvernements suivent les marchés, n’arrivent pas à les réglementer. Ce que l’on constate, c’est que la politique se fait à la corbeille et que, fondamentalement, la démocratie est victime du système financier.

De porteurs de projets à long terme, les gouvernements sont devenus exécutants, à court terme, des donneurs d’ordres financiers. Pour nous, il y a un lien entre la politique économique et sociale et le dossier retraites. C’est parce que le gouvernement met en place l’austérité, qu’il remet en cause les retraites. En France comme ailleurs, la rigueur c’est l’austérité pour la grande masse de la population et la préservation de l’opulence pour les riches.

C’est pourquoi, depuis le début, Force Ouvrière a clairement affiché ce que nous ne voulions pas et ce que nous voulions.

Mes chers camarades, je le confirme aujourd’hui:

Nous disons non, non à tout report au-delà de 60 ans du droit à la retraite.

Nous disons non, non à tout nouvel allongement de la durée de cotisation. Il faut dire clairement les choses. Accepter tout allongement de la durée de cotisation, c’est renoncer au droit à la retraite à 60 ans. Les deux vont de pair. C’est pareil pour le gouvernement quand il dit vouloir préserver le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires et en accroissant les retenues salariales.

Nous disons non, non à une remise en cause du code des pensions civiles et militaires. Accepter de fusionner public et privé, c’est renoncer à la fonction publique républicaine, c’est soutenir la révision générale des politiques publiques.

Le seul problème sur les retraites est un problème financier. Alors, il faut le régler par des mesures de financement et des ressources nouvelles.

Et c’est ce que nous demandons à travers, par exemple, une augmentation de la CSG à condition que celle-ci pèse plus sur les revenus du capital et les revenus financiers, une assiette de cotisations sociales intégrant la valeur ajoutée, une taxation plus forte des dividendes, le paiement à taux normal des impôts sur les bénéfices, une contribution plus forte sur l’intéressement et la participation, une taxation accrue des stocks options, une remise en cause du bouclier fiscal et de la loi TEPA, la suppression de niches fiscales concernant les plus aisés. Plus de salaires et plus d’emplois, c’est aussi plus de recettes.

Le gouvernement a réussi à dégager des milliards pour la taxe professionnelle ou la baisse de la TVA sur la restauration et il n’en trouverait pas pour financer les retraites! Cherchez l’erreur.

Nous demandons aussi que les mesures de solidarité nationale (ex: compensation des régimes de non salariés) soient assumées par la solidarité nationale, non par les seuls salariés. Cela représente 4,4 milliards d’euros par an.

Tout cela nécessite une grande réforme fiscale d’autant plus nécessaire et indispensable que la crise se traduit par une explosion des inégalités, une pauvreté croissante chez les actifs et les inactifs, une pression accrue sur les classes moyennes.

La fiscalité n’est pas, comme le fait le gouvernement, prioritairement à destination des entreprises et de la compétitivité. Elle doit avant tout, dans la république sociale, être un outil de redistribution, de réduction des inégalités et de financement des services publics. Or, il faut savoir que les actionnaires vont percevoir cette année autant qu’en 2007, avant la crise. Or, il faut savoir que les entreprises cotées en bourse payent, aujourd’hui, autant de dividendes que d’impôts et de cotisations, c’est une première.

Mes chers camarades,

Alors que l’espérance de vie en bonne santé est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes,

Alors que nombre de seniors sont au chômage ou en inaptitude,

Alors que les jeunes sont au chômage ou en situation de précarité croissante,

Alors que le recul de l’âge de la retraite réduit l’espérance de vie,

Alors qu’aujourd’hui 65% des salariés peuvent partir à 60 ans,

Alors que de nombreuses femmes, pour ne pas avoir de décote, sont déjà obligées d’attendre 65 ans,

Reculer les âges de 60 ans et de 65 ans, comme le veut le gouvernement et le MEDEF, et/ou allonger la durée de cotisation, relève de la provocation sociale.

Par exemple, reculer à partir de 2011 d’un trimestre par an au-delà de 60 ans, c’est obliger quelqu’un qui a aujourd’hui 56 ans à travailler 1 an de plus, quelqu’un qui a 52 ans à travailler 2 ans de plus.

On a fait des primes à la casse pour mettre plus rapidement hors d’usage des véhicules.

On veut, aujourd’hui, user plus longtemps les salariés pour ne pas avoir à payer leurs retraites.

On veut obliger les plus anciens à rester au travail dans le même temps où l’on veut aussi diminuer les crèches et les maternelles. En quelque sorte, ce sont les bébés à la consigne et les anciens à l’usine!

On refuse d’augmenter les salaires mais on veut augmenter les cotisations sociales, ce qui réduit le pouvoir d’achat, l’activité économique et l’emploi.

On est à des années lumières du travailler plus pour gagner plus.

On rentre dans le travailler plus pour gagner moins et pour vivre moins longtemps.

Exiger, par ailleurs, pour la pénibilité, une individualisation des dossiers, c’est dégager la responsabilité de l’employeur et faire reposer celle-ci sur le médecin. Cela aussi, c’est inacceptable.

De même, appeler à une politique plus sécuritaire et remettre en cause le service actif pour les policiers ou les agents de la pénitentiaire, tout en refusant de recruter, c’est mettre encore plus leurs vies en danger.

Vouloir opposer le public et le privé, les jeunes et les anciens c’est peut être une conception marketing de la politique, ce n’est en rien conforme au pacte social et républicain. Solidaires, privé et public le sont aujourd’hui et le seront demain.

Solidaires, les jeunes le sont et le seront avec les anciens.

Alors que la crise est loin d’être terminée, il appartient aux travailleurs d’exiger de se faire respecter.

Aujourd’hui, Force Ouvrière et d’autres organisations comme le SNETAA et la FGAF, comme d’autres militants d’autres organisations, nous prenons nos responsabilités.

Faire reculer le gouvernement et le parlement nécessite action commune et détermination.

Par honnêteté vis-à-vis des travailleurs, cela doit se faire dans la clarté des revendications et des moyens d’action.

C’est depuis plusieurs mois la ligne de conduite de Force Ouvrière et cela le restera. Voila, par exemple, ce que nous écrivions il y a un an, en mai 2009:

«Il n’y aurait rien de pire que de continuer à raisonner et à agir avec les règles du passé, celles qui ont mené l’économie dans le mur. Celles et ceux qui, hier, fustigeaient le poids des dépenses publiques et sociales comme rigidité et frein à la compétitivité se félicitent aujourd’hui de leur rôle d’amortisseur social. Il ne faudrait pas que, demain, ils expliquent que ces dépenses freinent la reprise et qu’ils engagent illico un programme drastique de réduction conduisant, par exemple, à réduire la couverture d’assurance maladie et à repousser l’âge de la retraite».

Et bien nous y sommes!

Alors, aujourd’hui je lance un appel. Déterminés, nous le sommes, déterminés nous le resterons pour refuser une contre réforme, rejeter tout report au-delà de 60 ans, rejeter tout allongement de la durée de cotisation, rejeter toute remise en cause du code des pensions et exiger une répartition plus égalitaire des richesses produites.

Défendre les retraites aujourd’hui, c’est défendre aussi demain l’assurance maladie.

La détermination s’accompagne du pragmatisme. Nous ne sommes pas amnésiques et nous nous souvenons de 2003 et de 2009 où le flou sur les revendications et sur les modalités d’action n’a pas permis une victoire.

Alors oui, l’action commune est un levier d’espoir pour les travailleurs.

Après l’annonce du plan gouvernemental, cette action commune ne pourra se concevoir qu’avec ceux qui revendiquent clairement un retrait du plan gouvernemental.

Ce que nos camarades espagnols sont en train de construire, ainsi que d’autres, c'est-à-dire une journée de grève en appel commun, pourquoi nous ne pourrions pas le faire en France?

La défense des retraites mérite cette grève. C’est une question d’efficacité, de détermination, de respect.

Mes chers camarades, pour défendre les retraites, «grève, we can!».

Alors mes chers camarades, débattez-en dans vos entreprises et administrations, pour construire un vrai rapport de forces.

Vive la solidarité;

Vive la retraite par répartition;

Vive la liberté;

Vive l’indépendance;

Et vive la république sociale!

 

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Publié le 10 Juin 2010

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Publié le 4 Juin 2010

 

Grève Interprofessionnelle et

 

manifestation à Paris le 15

 

Juin 2010 : "40 ans, c'est déjà

 

trop ! ! !" Réservez vos places

 

dans les bus FO auprès de

 

votre Délégué Syndical avant

 

le 10 Juin 2010

 

 

 

 

 

 

 

       

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