Publié le 26 Février 2010



Alors qu’aucune embellie n’est en vue sur le marché du travail, le règlement de la question du million de demandeurs d’emploi en fin de droits reste en suspens. FO demande la mobilisation au plus vite de fonds de l’UNEDIC et de l’État.


Bien que le gouvernement ne cesse d’affirmer le contraire, la crise est toujours là. En tout cas au vu des derniers chiffres du chômage, qui continue de progresser à un rythme soutenu. Fin janvier 2010 en France métropolitaine, les services de Pôle emploi ont recensé 3.865.100 personnes en quête d’un (vrai) travail et consignées dans les catégories A, B et C, soit 36.400 de plus qu'en décembre (mois dont les données ont été entre temps revues à la hausse). En incluant les départements d'outre-mer, le chômage a touché au total 4.103.100 personnes.

La situation est d’autant plus préoccupante que le nombre de chômeurs de plus de cinquante ans et des chômeurs de longue durée a atteint des sommets. Au 31 janvier, il y avait ainsi 660.000 seniors sans emploi (120.000 de plus qu'un an auparavant). Le nombre d’inscrits depuis plus d'un an (y compris ceux en activité réduite) a quant à lui dépassé 1,3 million (+2,8% sur un mois, 29,4% sur un an), ce qui représente environ un tiers des demandeurs inscrits.

Alors que la durée moyenne d'inscription sur les listes s'est encore allongée en janvier pour tous les chômeurs, les syndicats jugent urgent de régler la question de l'indemnisation du million de chômeurs qui devraient arriver en fin de droits avant la fin de l’année 2010. Pour Stéphane Lardy (FO), la résolution du problème passe par une mobilisation rapide des fonds de l’UNEDIC mais aussi de financements nouveaux de l’État afin de cibler précisément et efficacement les mesures à prendre en faveur de tous ces salariés privés d’emploi. Des sommes qui restent encore à définir.

Interrogé jeudi sur le montant pour lequel l’État est prêt à s'engager, le secrétaire d’État à l'Emploi Laurent Wauquiez, s’est contenté de répondre que «l’État et l'assurance-chômage ensemble vont dégager plusieurs centaines de millions d'euros», avant de renvoyer aux résultats d’une réunion de «diagnostic» qu’il organisera la semaine prochaine avec les interlocuteurs sociaux. Et de souhaiter que des «mesures soient arrêtées» et «soient opérationnelles avant la fin du mois de mars». La question reste donc en suspens.


http://www.force-ouvriere.fr/

 

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #FO

Repost 0

Publié le 24 Février 2010

Ci dessous l'ordre du jour du CE du 25 Février

ORDRE DU JOUR :

 

1.      Approbation du PV du CE du 20 janvier 2010

 

2.      Point sur l’activité et les indicateurs sociaux – embauches, recrutement en cours, effectifs, absentéisme, intérim

 

3.      Objectifs 2010 (contrat de performance)

 

4.      Demande d’information du CE sur la gestion financière de SOA Logistics SAS (présence souhaitée de P Barat)

  • Comment est facturée la prestation de SOA Logistics SAS ?

 

5.      Information sur une nouvelle organisation prévue dans les modules expéditions et réception/magasinage

 

6.      Quels sont les choix des nouveaux transporteurs

 

7.      Bilan des heures DIF ; la société envisage-t-elle des formations spécifiques qui pourraient être prises dans le cadre du DIF

 

8.      Budget du CE (Œuvres sociales) : Solde 2009 et prévisionnel 2010

 

9.      Présentation Activités CE 2010 (si budget prévisionnel 2010 connnu)

 

10.  Assurance CE

 

11.  Calendrier réunions CE 2010

 

12.  Points Commissions (Restaurant, Formation, Enfance et Loisirs, Entraide)

 

13.  Tour de table

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #SOA LOGISTICS SAS

Repost 0

Publié le 21 Février 2010

Malgré ses bénéfices colossaux, la direction a confirmé sa volonté de fermer la raffinerie des Flandres à Mardyck (Nord). Le projet s’inscrit dans une vaste restructuration directement liée à délocalisation de l’activité.

Chez Total, les salariés sont très remontés contre les projets de restructuration du raffinage en France. Organisée mercredi et jeudi par les syndicats, la grève nationale de 48 heures s’est muée vendredi en grève illimitée. Le mouvement est massivement suivi sur les six raffineries du groupe et s’est étendu à la moitié des 31 dépôts d’approvisionnement de carburants du pétrolier.

Tout est parti de la raffinerie des Flandres à Mardyck, près de Dunkerque (Nord) où les salariés ont cessé le travail depuis le 12 janvier pour s’opposer à la fermeture programmée de leur site. «Après l’arrêt provisoire de l’activité de notre site depuis le 15 septembre pour des raisons conjoncturelles (baisse momentanée de la consommation de produits pétroliers, NDLR), on a appris qu’il allait être fermé définitivement et transformé en autre chose, une école de formation, un centre d’assistance technique ou un méthanier, on ne sait plus». explique Patrice Leclaire (FO Total- Mardyck). Depuis, les 370 salariés des Flandres et les 450 employés par ses sous-traitants vivent sous une insupportable épée de Damoclès. «En tout, le nombre d’emplois menacés par la disparition de ces postes industriels pourrait se compter par milliers dans la région», précise Jacques Rey de la fédération FO Chimie, avant de pester contre «les méthodes inacceptables» d’une multinationale qui cumule des profits records. «Plus de 21 milliards d’euros de bénéfices net sur les deux dernières années, dont près de 8 milliards en 2009», rappelle-t-il.

En fait, expliquent les syndicats, les salariés français du groupe paient la stratégie de délocalisation du raffinage engagée par la direction il y a quelques années. Depuis un moment déjà, Total utilise ainsi une raffinerie installée en Inde et qui produit exclusivement pour l’Europe ou les États-Unis. «Par ailleurs, on sait aujourd’hui qu’elle a beaucoup avancé sur son projet d’investissement dans une immense raffinerie à Dubaï, poursuivant le même but, celui de fuir vers des pays réputés peu regardants sur les normes sociales et environnementales», rapporte également FO. Autrement dit, après le site des Flandres, les cinq autres raffineries du pétrolier pourraient connaître le même sort à plus ou moins long terme. Et ça, les 3.820 salariés concernés l’ont compris. Pour Patrice Leclaire, «La grève se poursuit car la balle est aujourd’hui dans le camp de la direction mais aussi du gouvernement qui doit prendre ses responsabilités».

Devant la crainte d’une pénurie imminente d’essence dans les stations-service, le ministre de l'Industrie a «contacté» vendredi le PDG de Total pour lui dire, qu'il était hors de question en l'état de fermer la raffinerie des Flandres (…), ni évidemment, d'en fermer aucune autre en France». Dans la foulée, un communiqué de la direction de Total indiquait qu'«aucune autre raffinerie du groupe en France» que celle des Flandres «n'est concernée par un projet de fermeture». Pas de quoi rassurer les salariés en grève.

http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #FO

Repost 0

Publié le 19 Février 2010

Publiée jeudi par le ministère du Travail, cette liste des entreprises mauvaises élèves a été «allégée» au fil de la journée. Jusqu'à disparaître ce vendredi.


 

La liste rouge a fait long feu. Hier jeudi, le ministre du Travail Xavier Darcos a publié son classement des entreprises en fonction de l’état d’avancement des négociations sur le stress au travail. Les sociétés étaient réparties en trois catégories : liste verte pour les bons élèves, listes orange et rouge pour celles qui n’ont pas répondu, n’ont rien fait ou du moins pas suffisamment.

Sauf qu'au fil des heures, jeudi, la liste rouge se vidait de son contenu, en douce : des entreprises vues en rouge, réapparaissait dans la liste verte. A se croire daltonien. Ainsi Unilever – passée discrètement du rouge au vert – qui nous a appélé en fin de journée pour que soit rectifiée l'«erreur», assurant avoir bien signé un accord de méthode. D'autres, d'abord sur la liste pestiférée, ont purement et simplement disparu, comme les Galeries Lafayette.

En revanche, certaines y figuraient, comme l’Imprimerie nationale, qui emploie 540 salariés… Or, le classement présenté par Darcos n'est censé concerner que les entreprises de plus de 1000 salariés.

Ce vendredi matin, nouvelle surprise : les listes orange et rouge se sont volatilisées. Elles ont disparu du site du ministère. A la place, ce message : «A l’issue de la première classification, de nombreuses entreprises classées en rouge (absence de réponse) ou en orange (plan d’action ou projet d’accord en cours mais non finalisé) ont fait part au ministère du Travail de leurs intentions d’engager ou de poursuivre des démarches en matière de lutte contre le stress. Nous nous employons à préparer une nouvelle photographie de la situation des entreprises.»

Darcos n'a pas tenu plus de 24 heures sa ligne du «name and shame» : mettre sur la place publique le noms des entreprises mauvaises élèves pour les forcer à changer. Hier encore, le ministre expliquait vouloir jouer «sur l'image de l'entreprise plutôt que d'imposer des sanctions financières».

Méthode que, le soir même sur France 3, un responsable du Medef qualifiait de «plus que contestable». Selon une «source proche» citée par l'AFP, certaines sociétés ont préparé des actions en justice pour le préjudice subi de se retrouver en liste rouge.

Source : http://www.liberation.fr/economie/0101620359-stress-au-travail-les-mysteres-de-la-liste-rouge

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #DIVERS

Repost 0

Publié le 19 Février 2010

Ci dessous l'article publié dans les échos sur le stress au travail ou 3M France est leader.



Stress au travail : Darcos distribue les cartons rouges

Le ministère du Travail publie la liste des bons et des moins bons élèves sur le sujet. GSK, 3M France, Continent, France Loisirs, sont notamment pointées du doigt en Ile-de-France.      

La sanction médiatique sera-t-elle aussi efficace que la sanction financière ? Le ministère du Travail en fait le pari. Feu rouge pour celles qui n'ont rien fait, feu orange pour celles qui sont en train de travailler le sujet, et feu vert pour celles qui l'ont bouclé : la rue de Grenelle a publié jeudi en fin de matinée sur son site internet la liste des entreprises de plus de 1.000 salariés auxquelles Xavier Darcos a demandé d'engager avant le 1er février des négociations sur le stress si elles ne l'avaient déjà fait. Au total, environ 1.700 entreprises étaient concernées.

Sur les 900 entreprises qui ont répondu, 33% sont classées en vert, plus d'une entreprise sur deux (55%) a déclaré avoir engagé une ou plusieurs réunions de négociation d'un accord de fond ou de méthode , et 600 entreprises n'ont pas répondu et sont donc classées en rouge.

Parmi ces mauvais élèves, 407 entreprises sont dans le rouge, rien que dans la région Ile-de-France. Parmi les noms emblématiques dans cette catégorie, des industriels, comme le laboratoire GSK et 3M France, des distributeurs, Continent, France Loisirs, Toys R Us, et un assez grand quota d'entreprises de technologie ou de médias, dont GFI Informatique, Motorola, Numéricable, Sunmicrosystems France, etc.

" Si nous sommes sur la liste rouge, c'est du fait de la définition du ministère : nous n'avons effectivement pas signé d'accord, et les réunions formelles n'ont pas encore été engagées. Mais nous mènerons ces discussions, programmées de longue date, avec des représentants du personnel en mars prochain. Le projet de réorganisation lancé à l'automne [GSK s'apprête à supprimer 500 emplois en France, NDLR] était prioritaire. Et, en parallèle, nous avons déjà beaucoup de mesures mises en place, et un observatoire du stress qui fonctionne depuis 2001, après la fusion entre Glaxo et SmithKline Beecham ", se défend-on chez GSK.

La liste sera régulièrement actualisée, promet-on au ministère du Travail. Il faudra donc attendre encore un peu pour savoir jusqu'où le fait de voir son nom livré en pâture à l'opinion publique peut avoir un impact sur la stratégie sociale des entreprises. Dans un autre rapport remis hier à François Fillon, la responsabilité des entreprises était aussi pointée du doigt. Le Premier ministre avait demandé en novembre à trois " praticiens ", un syndicaliste, Christian Larose, et deux dirigeants d'entreprise, Henri Lachmann et Muriel Pénicaud, de lui faire des propositions pour " améliorer les conditions de santé psychologique au travail ".

Les Echos

Entreprises listées en ROUGE

"Figurent sur cette liste les entreprises qui ont répondu négativement au questionnaire du ministère et n'ont apporté aucun élément permettant de constater un engagement de négociation ou d'action sur le stress ainsi que toutes les entreprises qui n'ont pas demandé de mot de passe pour répondre au questionnaire ou n'ont pas validé ce dernier.Cette classification retrace les éléments portés à la connaissance du Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Elle a vocation à évoluer quotidiennement", détaille le ministère du Travail.

Parmi les entreprises citées en région Ile-de-France : C&A France, DCNS, Picard Surgelés, Siemens SAS. "Picard est parfaitement conscient des enjeux du stress au travail et considère que c'est un sujet qui doit être abordé le plus sérieusement qu'il soit, même si l'univers dans lequel évolue le Groupe est sans doute plus serein que celui d'autres entreprises régulièrement citées, du fait notamment de toutes petites équipes sur nos points de ventes", a réagi l'entreprise dans un communiqué.

Entreprises listées en ORANGE

"Figurent sur cette liste les entreprises qui ont déclaré avoir engagé une ou plusieurs réunions de négociation d'un accord de fond ou de méthode sans qu'il y ait eu signature ainsi que les entreprises qui ont engagé des discussions avec les représentants du personnel sur un projet de diagnostic et/ou plan d'action. Cette classification retrace les éléments portés à la connaissance du Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Elle a vocation à évoluer quotidiennement".

En Ile-de-France notamment : Accenture, Accor, Alten, Etam Prêt-à-Porter.

Entreprises listées en VERT

"Figurent sur cette liste les entreprises qui ont déclaré avoir signé un accord de fond ou de méthode ainsi que celles qui ont engagé un plan d'action concerté, impliquant les organisations syndicales et/ ou les représentants du personnel. Le plan d'action porte sur plusieurs des indicateurs figurant sur le questionnaire du ministère et son exécution a commencé à la date de publication de la liste. Cette classification retrace les éléments portés à la connaissance du Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Elle a vocation à évoluer quotidiennement".

En Ile-de-France notamment : Areva, Buffalo Grill, Canon France. Et Coca-Cola Entreprise, qui s'est félicitée dans un communiqué que le ministère ait reconnu ses "bonnes pratiques".

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #3M FRANCE

Repost 0

Publié le 19 Février 2010

JUSTICE. (Mis à jour à 21 heures) Le tribunal de Chartres qui avait été saisi en référé par les salariés du site Philips de Dreux vient de rendre sa décision. Il donne raison aux salariés sur toute la ligne, allant même au-delà de leurs attentes. Ainsi, le tribunal ordonne la suspension du projet collectif de licenciements en attente d’une meilleure information du comité d’entreprise. Il ordonne la reprise du travail des salariés. Il oblige la société à assurer l’accès du site de Dreux aux membres du comité d’entreprise. Il ordonne le rétablissement des relations contractuelles avec les salariés. Chacune de ces obligations est sous astreinte de 25.000 euros par jour de retard. (Lire la suite...)

Philips devra, en outre, verser 1.000 euros à l’union départementale CGT, ainsi qu’à l’union départementale FO. L’entreprise devra également verser 2.000 euros au comité d’entreprise du site et au comité central d’entreprise du groupe.

«C’est énorme, c’est un grand soulagement. Il y a tellement de défaites par ailleurs. Cette décision de justice nous conforte dans le fait que nous avions raison de nous battre contre ces patrons voyous», a expliqué Manuel Georget, délégué CGT. «Nous allons reprendre le chemin de l’usine lundi matin et faire constater que la production reprend effectivement. La bataille contre ces patrons voyous n'est pas terminée».

En apprenant la nouvelle, Sandra Renda, l’une des avocates des salariés a parlé de «belle victoire du droit», se félicitant que «la justice soit libre» pour rendre ses décisions.

François Bonneau, le président de région qui avait dénoncé en début de semaine «l’agression sociale d’une rare violence» perpétrée par la direction de Philips, s’est également félicité de cette décision de justice: «Je ne peux évidemment que me féliciter que cette procédure irrespectueuse du droit du travail ait été condamnée et annulée. Les salariés méritent mieux que cela. Si l’on peut maintenant dégager une autre solution, j’espère qu’elle permettra le maintien de l’emploi».

De son côté, Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente (PS) de la Région en charge des questions économiques a parlé d'une «immense joie»: «C’est pour moi qui suis allée deux fois sur place une immense joie. Ces gens se battent contre un patron qui se comporte comme un voyou. La fermeture brutale et la proposition du travail en Hongrie son inacceptables. C’est une belle victoire qui rétablit les gens dans leur dignité».

Marie-France Beaufils, sénatrice communiste d’Indre-et-Loire et tête de liste pour le Front de Gauche dans le Centre a qualifié «la victoire des salariés» de «merveilleuse»: «C’est merveilleux. Cette décision prouve que le combat est payant. Ne pas accepter ces choix économiques et sociaux est primordial. Il va maintenant falloir poursuivre, car s’il y a bien un besoin dans cette ville de Dreux, c’est que l’on maintienne une activité industrielle. et rien ne justifie que l’on arrête l’activité de Philips. Continuons le combat».

Mourad Guichard


Source : http://www.libeorleans.fr/libe/2010/02/au-tribunal-de-chartres-les-philips-de-dreux-gagne-sur-toute-la-ligne.html

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #DIVERS

Repost 0

Publié le 19 Février 2010


LES GRANDES LIGNES DE L’INTERVENTION DE FORCE OUVRIÈRE LORS DU SOMMET SOCIAL DU 15 FÉVRIER 2010


Avant toute chose, je tiens à préciser, Monsieur le Président, parce que c’est essentiel et que cela conditionne aussi les prises de position de Force Ouvrière, que si l’on sort vraisemblablement de la récession (en retrouvant une croissance positive), nous sommes loin d’être sortis de la crise. Une sortie de crise impose, en effet, que trois questions essentielles soient résolues:

Une répartition différente des richesses produites.

De nouvelles règles internationales en matière de finances, de monnaie et de commerce.

Et une révision des modalités actuelles de la construction européenne.

La crise montre qu’il faut changer le modèle.

S’agissant de «l’agenda social» 2010, je voudrais, dans ce contexte, énoncer les priorités de la CGT-Force Ouvrière.

1 – SALAIRES

L’augmentation du pouvoir d’achat est une nécessité sociale et économique. Elle est également une des conditions d’une répartition différente des richesses produites, une autre étant une réforme fiscale. Force Ouvrière rappelle, par ailleurs, qu’un point de masse salariale supplémentaire, c’est par exemple 650 millions de recettes supplémentaires pour la seule CNAVTS.

Les responsabilités de l’État en la matière sont:

Le niveau du SMIC. L’absence de coup de pouce au 1er janvier a été un signe négatif.

La relance des négociations de branches sur les minima conventionnels.

La position en tant qu’employeur direct ou indirect (exemple: la Sécurité sociale). Force Ouvrière insiste sur un point: la tendance à l’individualisation des rémunérations s’inscrit dans une tendance à l’individualisation des relations sociales à l’origine d’une très forte dégradation du climat social. De ce point de vue la question de l’organisation du travail, dans le public comme dans le privé, est posée.

2 – EMPLOI

Outre les questions liées à la politique économique et sociale, questions essentielles, les urgences en la matière sont les suivantes:

Évaluation des 34 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales.

Disposition législative exigeant des contreparties (en termes d’emplois et/ou de salaires) en cas d’aides publiques aux entreprises.

Lutter contre la précarisation des emplois, dans le public comme dans le privé.

Donner des moyens à Pôle emploi, y compris pour l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Mise en place temporaire, au titre de l’égalité, de préretraites FNE pour les entreprises en difficulté.

Mise en place d’une allocation de solidarité intergénérationnelle (ASI), point déjà soulevé par Force Ouvrière lors de notre dernière rencontre.

Négocier, sur le plan social, la question des relations donneurs d’ordre/sous-traitants.

3 – CHÔMAGE - FIN DE DROITS

Il est urgent de prendre des dispositions concernant les chômeurs qui arrivent en fin de droits et dont le nombre en 2010 risque d’augmenter de 33% par rapport à 2007.

Pour Force Ouvrière, le jeu de la patate chaude doit cesser. Environ 400 000 personnes risquent de se retrouver sans rien. Nous proposons une convention rapide entre l’UNEDIC et l’État. Force Ouvrière dispose de tous les éléments financiers en la matière. Nous avons par ailleurs, entre interlocuteurs sociaux, à l’initiative de Force Ouvrière, décidé vendredi dernier de prolonger la CRP.

Nous rappelons également notre demande de mise en place d’une allocation d’insertion pour les jeunes, ainsi que d’une allocation d’installation.

Force Ouvrière insiste, par ailleurs, sur un point particulier: l’allocation équivalent retraite (AER). Vous aviez accepté, Monsieur le Prési-dent, l’an dernier, de la prolonger en 2009.

Comme nous vous l’avons indiqué dans un courrier du 15 janvier 2010, nous demandons le maintien de l’AER pour 2010.

Les travailleurs concernés, pour qui c’est une question vitale, sont dans l’attente.

4 – ÉGALITÉ SALARIALE HOMMES/FEMMES

Aux dires du gouvernement, la mise en place d’une sanction concernant l’emploi des seniors semble porter ses fruits. Nous demandons donc que pour l’égalité salariale hommes/femmes un mécanisme de sanction soit rapidement mis en place, les accords de branches étant souvent des accords de bonnes intentions.

5 – SERVICES PUBLICS

À différentes reprises, Force Ouvrière vous a informé d’un malaise grandissant dans la fonction publique. Il est certes lié aux questions de salaires, d’emploi et de conditions de travail.

Mais il est aussi lié aux fortes inquiétudes sur l’avenir du service public et, surtout, de notre république.

Actuellement ce malaise s’exprime notamment sur le décret dit de mobilité. Les fonctionnaires ont bien compris que ce décret constitue la boîte à outils de la mise en place de la RGPP.

Force Ouvrière vous confirme notre demande d’un moratoire sur la RGPP. Le rôle et la place des services publics constituent un élément clé dans l’objectif du respect de nos principes républicains.

Il y a là aussi une dimension d’urgence, non seulement pour les fonctions publiques d’État et hospitalière, mais aussi pour la fonction publique territoriale.

6 – RETRAITES

Tout le monde convient que la France résiste mieux que d’autres du fait de l’existence des amortisseurs sociaux que sont les services publics et les régimes sociaux. Mais pour que ceux-ci existent pendant la crise, encore faut-il qu’ils existent avant et après.

D’une manière générale, alors que la crise est une crise de système liée à la déréglementation financière et au poids pris par les marchés sur les États, tout programme de réduction drastique des dé-penses publiques et sociales ne peut qu’aggraver la situation et, pour un pays comme la France, entraîner un glissement de la république sociale vers une logique anglo-saxonne.

Sur les retraites, même si tout système par répartition est perfectible, il n’en reste pas moins que seule la question finan-cière est à l’origine de débats cycliques et anxiogènes.

Nous ne rentrerons pas, aujourd’hui, sur le fond du dossier – tel n’est pas l’objet de cette réunion –, mais rappelons que pour Force Ouvrière, la question financière – que nous ne nions pas – est LA question et que nous refusons notamment un allongement de la durée au travail, quelle qu’en soit la forme, (âge ou durée de cotisation), ainsi qu’une remise en cause du statut général de la fonction publique).

En terme de calendrier et compte tenu des enjeux qui, par exemple, posent le pro-blème de la fiscalité, un calendrier long est nécessaire. Un bouclage en juin–juillet–août n’était donc pas acceptable. Septem-bre, c’est aussi trop court.

Monsieur le Président, il s’agit de l’avenir de dizaines de millions de salariés, des générations à venir et il ne s’agit donc pas – qui plus est dans le contexte actuel de crise – de donner des gages aux marchés financiers.

7 – DÉPENDANCE

Le dossier n’est pas lié à la retraite. Nécessité de mise en place d’un régime de base universel.

On ne peut laisser ce risque à la seule loi du marché.

8 – PÉNIBILITÉ PHYSIQUE

Pour Force Ouvrière, ce dossier n’est pas lié à la retraite. Il devrait être réglé rapidement par la mise en place d’une cotisation patronale faible et mutualisée, pouvant donner lieu à la mise en place d’un organisme paritaire.

9 – Force Ouvrière n’avait pas prévu d’intervenir sur la question de la représentativité dans les TPE, mais vous en avez parlé, ainsi que d’autres intervenants.

Force Ouvrière n’est pas signataire de la lettre commune au Premier ministre avec l’UPA sur cette question. Nous avons adressé notre propre courrier au Premier ministre.

Nous insistons sur un point: des élections sur sigle modifieraient le rôle et le comportement des syndicats. Ce serait des élections sur programmes, politisées. Force Ouvrière est très attachée à la liberté et à l’indépendance, et nous sommes contre la politisation d’un mouvement syndical.

10 – Enfin, compte tenu de l’importance et du nombre de dossiers en cours, y compris dans les négociations et délibérations avec le patronat, il ne faut pas charger la barque en 2010.

Nous reviendrons sur les suites de cette réunion. Signalons que nous avons obtenu le maintien de l’allocation spécifique équivalent retraite pour 2010.

S’agissant des retraites, le président de la République a annoncé le dépôt d’un projet de loi en septembre et le début des concertations avec les ministres du Travail et de la Fonction publique à compter d’avril.


http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #FO

Repost 0

Publié le 18 Février 2010

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #SOA LOGISTICS SAS

Repost 0

Publié le 17 Février 2010

FO REFUSE TOUTE «AMBIGUÏTÉ» AU SUJET
DES RETRAITES

La confédération ne s’est pas associée lundi à une déclaration a minima approuvée par d’autres syndicats. Elle a pointé du doigt le risque de voir se répéter le scénario de 2003.

agendaretraites.jpg


La réforme des retraites sera le sujet central de l’année. A ce titre, les salariés du privé et public devront nécessairement monter au créneau à un moment pour faire valoir leurs positions. Reste à savoir sur quelles bases devra se construire cette mobilisation alors que les grandes manœuvres gouvernementales vont commencer. C’est la question posée lundi par FO, lors d’une réunion avec les autres syndicats.

«Nous sommes pour la clarté, les retraites sont une question fondamentale et il ne faut pas commencer, comme en 2003, sur les bases ambiguës», qui ont permis à la précédente réforme des retraites de passer sans coup férir, a expliqué à la sortie de cette réunion son représentant René Valladon. C’est la raison pour laquelle, a-t-il rapporté, FO a refusé d’apposer sa signature au bas d’un texte a minima. En effet, la déclaration des cinq autres organisations invoque «leur profonde inquiétude sur l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites» pour «décider ensemble d'une journée qui donne lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays le 23 mars», mais sans indiquer sur quelles positions revendications (droit à la retraite à 60 ans, durée de cotisations, code des pensions de la Fonction publique).

Texte « démobilisateur » pour FO, puisqu’il se limite à en appeler à ce que « le débat sur les retraites, prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités », ce à quoi le Président de la République a déjà donné satisfaction !

Le fait de ne pas s’associer à cette déclaration «ne signifie pas» pour autant que FO «n'appellera pas à l’action le 23 mars» a précisé René Valladon. Mais, ce serait alors sur ses propres revendications : «le problème du financement des retraites, le refus de toute remise en cause du droit au départ à 60 ans, le refus de tout allongement de la durée de cotisation et le maintien du statut général de la fonction publique». La décision doit être prise demain à l’issue d’une réunion de la commission exécutive de la confédération.

http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #JOUR APRÈS JOUR

Repost 0

Publié le 16 Février 2010

La fermeture définitive du site Philips EGP (Électronique Grand Public) de Dreux a été arrêtée pour de bon vendredi. Les 212 salariés de cette usine d’assemblage de téléviseurs ont voté en faveur d’une action judiciaire contre la direction.

 

Le Figaro

«La direction a invoqué les importantes pertes enregistrées sur son activité téléviseurs depuis 2007», souligne le journal du groupe Dassault qui note quand même que «les syndicats, en revanche, rappellent l’appartenance de leur usine à l’ensemble Électronique Grand Public de Philips, dont ils estiment que l’activité a généré cette même année des bénéfices records».

Libération

Éléments repris dans le quotidien d’Édouard de Rothschild: «Selon les syndicats, [...] ce plan social est illégal car, pour justifier la fermeture, Philips s’appuie sur une division “télévision” censée perdre de l’argent.» Et de rappeler que «ces observations avaient d’ailleurs été reprises par la Direction départementale du travail et de l’emploi d’Eure-et-Loir», dans un courrier adressé à la direction du groupe Philips.

Le Journal du Dimanche

«Le gouvernement est en train de céder aux pressions constantes des groupes qui expliquent qu’en France on ne peut pas licencier. Il donne raison à un patron qui, de toute évidence, a légalement tort», lit-on dans le journal du week-end, rapportant les propos de Dominique Maillot, délégué Force Ouvrière de l’usine.

Le Parisien

Un patron qui de plus ne brille pas par ses efforts en relations humaines, juge le quotidien du groupe Amaury: «Les salariés de l’usine Philips de Dreux ont appris leur licenciement d’une manière plutôt cavalière. Par une simple lettre les informant de ne pas venir lundi matin au travail.»

Les Dernières Nouvelles d’Alsace

Un éditorialiste du grand quotidien régional alsacien, s’alarmant de l’ambiance du «sommet social» s’ouvrant lundi, évoque même: «La sauvagerie avec laquelle les salariés de l’usine Philips de Dreux ont appris leur licenciement ne peut qu’inviter les représentants syndicaux à tenir des positions extrêmement résistantes.»

 

http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #FO

Repost 0