Publié le 31 Août 2009


LE GOUVERNEMENT VEUT RÉDUIRE LES DROITS

À RETRAITES DES MÈRES DE FAMILLE


Sous prétexte d’une décision de justice et d’égalité, les femmes ayant élevé des enfants pourraient voir baisser les avantages familiaux lié à la naissance.

Au nom de l’égalité hommes-femmes, le ministre du Travail, Xavier Darcos planche sur un changement des règles d’octroi des droits familiaux en matière de retraite, dont bénéficient les mères de famille. Pour justifier sa «réforme », le gouvernement s’appuie sur le fait qu’il se doit de respecter une décision de la Cour de cassation. Laquelle, dans un arrêt du 19 février 2009, a ordonné d’accorder aux pères le bénéfice d’un dispositif réservé aux salariées du secteur privé et qui leur permet aujourd’hui d’avancer leur départ à la retraite (deux ans par enfant). Sur la foi de la convention européenne des droits de l’homme, la Cour a jugé discriminatoire le système actuel dans la mesure où les pères ayant élevé un ou plusieurs enfant(s) n’y ont pas accès. M. Darcos souhaite modifier le système dès cet automne dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Il s’est engagé à ne pas pénaliser les femmes tout en excluant à généraliser tel quel le dispositif aux hommes. De quoi susciter de fortes inquiétudes, notamment parmi des syndicats qui seront consultés tout au long de la semaine sur les modifications possibles de la législation.

Le secrétaire confédéral chargé à FO dossier des retraites, Bernard Devy, ne comprend pas une telle précipitation de la part du gouvernement «si ce n’est sa volonté de se saisir de l’occasion afin de réduire encore les pensions dans un souci d’économies de bout de chandelle». Et ce alors que, souligne FO «plus personne n’ignore, qu’avec notamment l’allongement de la durée de cotisation, les règles relatives à la décote ou l’indexation des retraites sur les prix, les lois «Balladur» de 1993 et «Fillon» de 2003 ont eu et continueront d‘avoir pour conséquence un appauvrissement général des retraités». Aux yeux de FO, «rien ne saurait justifier une telle remise en cause de droits des mères de famille qui ont contribué justement à la réduction des inégalités». Hors droits familiaux, la pension féminine moyenne du régime général serait inférieure au moins de 41% à la pension masculine moyenne. Et malgré ce coup de pouce, «elles restent pénalisées, indique Bernard Devy, il faut savoir que les trois quarts des femmes perçoivent moins de 1.200 euros de retraite en raison de leur carrière professionnelle hachurées (salaires plus faible, chômage, précarité, éducation des enfants…)»

Pour FO, qui sera reçue demain matin, si l’on veut se conformer à cette jurisprudence, il suffit de rattacher l’avantage familial non plus à l'éducation de l'enfant, mais à la grossesse.. «Et si du point de vue du droit européen, la maternité ne saurait justifier à elle seule une bonification de deux ans, on propose que la première année reviennent automatiquement aux mères et la seconde à l'un ou l'autre des parents en fonction d’une décision du couple à la naissance de l’enfant.. En cas de désaccord entre les parents, précise Bernard Devy, le dispositif doit bénéficier automatiquement à la mère mais en tout état de cause, il ne faudra pas lier ces avantages à une quelconque interruption d’activité. Quant à la future réforme, elle ne devra s’appliquer qu’aux enfants à naître après la publication des nouvelles règles.

http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #JOUR APRÈS JOUR

Repost 0

Publié le 30 Août 2009



LES SALARIÉS ONT MIS LEUR PATRON À LA PORTE


En lutte contre un plan social, les ouvriers ont, la semaine dernière, interdit l’entrée de l’usine au directeur du site de Ploufragan (Côtes d’Armor). Ils ont installé des piquets de grève et assurent sans lui la production de chauffe-eau et chaudières.




Près de Saint-Brieuc, les salariés de Chaffoteaux-et-Maury poursuivent leur combat pour la défense de leurs emplois. «Depuis qu’ils ont dignement mis à la porte leur patron qui n’avait rien à leur dire sur le maintien de l’activité sur le site de Ploufragan, les Chaff’, comme ont les appelle ici, occupent et bloquent les accès à l’usine de fabrication de chauffe-eau et de chaudières. Depuis 10 jours, ils font tourner seuls les machines», rapporte Éric Le Courtois, secrétaire général de l’Union départementale des syndicats FO des Côtes d’Armor (UD-FO), qui soutient «sans réserve et sans relâche» leurs actions après l’annonce fin juin d’un vaste plan social (207 postes supprimé sur 250). Un plan social que le groupe italien d’électroménager Ariston Thermo Group (ATG), propriétaire de Chaffoteaux-et-Maury, a justifié par la crise économique alors que les syndicats ont démontré qu’il s’agissait là d’une délocalisation programmée de l’outil de travail vers une autre usine du groupe implantée en Italie (voir notre article du mardi 18 août 2009).

Sans nouvelles de leur direction après la reconduite le 20 août du patron de l’usine, Aldino Zeppelli, les salariés continuent de bloquer les accès aux sites pour empêcher toute sortie matériel… tout en assurant la production de chauffe-eau et de chaudières. Ils tiennent ainsi à protéger un «stock de guerre» qu'ils entendent «monnayer» contre le plan le plan social. «Si la multinationale persiste à vouloir se débarrasser des Chaff’, il faudra qu’elle en paie le prix pour qu’aucun d’entre eux ne reste sans solution ni sans ressources, sachant que la moitié des salariés a plus de 30 ans d'ancienneté», prévient Éric Le Courtois. Dès lors, les syndicats revendiquent une indemnité de licenciement de 100.000 euros. «Pourquoi il n’y aurait que les grand patrons du CAC 40 qui auraient le droit à de vraies primes de départ?», s’interroge le leader de l’UD FO, avant d’expliquer que «ce chiffre de 100 000 euros par salarié correspond au prix estimé du site centenaire de Ploufragan, soit 25.000.000 d’euros».

Le prochain comité central d'entreprise est prévu le 14 septembre au siège de Chaffoteaux-et-Maury à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Mais, pour Éric Le Courtois, «dans la mesure où les salariés n’ont plus confiance dans leur direction, FO interpelle désormais le gouvernement afin qu’il trouve une issue pour Ploufragan». Lequel gouvernement est resté jusque-là insensible au sort des «Chaff’».


http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #JOUR APRÈS JOUR

Repost 0

Publié le 7 Août 2009



C’est une histoire qui doit bien faire rigoler Jérôme Kerviel. Son ex-patron, Jean-Pierre Mustier, qui fut le tout puissant directeur général adjoint en charge de la banque de financement et d’investissement de la Société générale, se retrouve à son tour sur le banc des accusés. Poursuivi par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour délit d’initié, il a démissionné hier. L’information, révélée par le site internet du Nouvel Observateur, a été confirmée peu après par la banque. Selon le gendarme de la Bourse, Mustier aurait revendu en août 2007 des actions de sa banque en disposant d’informations privilégiées, touchant un confortable bénéfice au passage, avant que le cours de cette dernière ne chute. Un autre responsable de la banque, Robert Day, un administrateur américain, est lui aussi accusé de délit d’initié.


Enquête.
De manière assez paradoxale, les délits reprochés à Mustier et Day ne sont pas liés à l’affaire Kerviel, mais c’est par la faute du jeune trader qu’ils se retrouvent aujourd’hui mis en cause. Ainsi, c’est peu après la révélation des 5 milliards de pertes causés par les opérations de Kerviel que l’AMF décide d’ouvrir une enquête. Fin janvier 2008, très exactement. En cause, l’information financière fournie par la banque sur cette affaire, mais aussi sa communication quant à son exposition aux subprimes. Pendant des mois, Daniel Bouton, le PDG à l’époque, a assuré n’être exposé que «marginalement» aux crédits immobiliers américains toxiques, déclencheurs de la crise à l’été 2007. Et puis, le 24 janvier 2008, jour de la révélation de l’affaire Kerviel, la banque change de discours. Elle reconnaît un autre sinistre : 2 milliards de pertes dus à des dépréciations massives dans son portefeuille de produits structurés liés au marché immobilier américain.

Et, comme les malheurs s’enchaînent, on apprend que Robert Day, un des administrateurs, a vendu un très gros portefeuille d’actions de la Société générale au cours de janvier. Ex-propriétaire d’une société de courtage qu’il avait vendue à la banque, Day a vendu pour 98 millions d’euros de titres en quelques jours.

L’AMF ouvre alors une enquête pour délit d’initiés et examine l’ensemble des transactions effectuées par les dirigeants de la banque depuis le début de la crise. Et prend Mustier dans ses filets : pour une opération qui date du 21 août 2007. A l’époque, Mustier était rentré précipitamment de ses vacances, qu’il passait en Ecosse, et avait ordonné au gestionnaire de son portefeuille boursier de tout liquider, dont une partie des actions Société générale qu’il détenait. Selon l’AMF, Mustier aurait agi ainsi car il savait que le cours de sa banque allait s’effondrer à cause de son portefeuille de subprimes. Le bénéfice retiré de la vente des actions de sa banque aurait atteint 200 000 euros.


«Tranquille».
Mais Mustier raconte une autre histoire. Selon lui, c’est parce qu’il avait constaté des mouvements étonnants sur le cours des bons du Trésor américains, un signe de chute future des marchés, qu’il aurait décidé de liquider ses actions. Au Nouvelobs.com, il justifie ainsi cette opération : «Je voulais avoir l’esprit tranquille pour m’occuper des risques de la banque et ne pas avoir à me soucier en parallèle de mes actifs propres.» Dans un mail adressé à ses collaborateurs, il ajoute que «les titres Société générale vendus représentaient une faible partie de ce portefeuille» et qu’il avait tenu à en conserver la moitié, «du fait de ses fonctions au comité exécutif de la banque».

Mais ces arguments n’ont pas satisfait l’AMF. Qui a décidé de le poursuivre, ainsi que Robert Day. En revanche, le gendarme de la Bourse n’a retenu aucun grief contre la banque, au titre de l’information financière. Il n’empêche, cette double accusation est un coup dur pour la Société générale. Et son image, déjà écornée par l’affaire Kerviel. Certes, du fait des opérations du jeune trader, Mustier n’était plus aussi puissant qu’auparavant. Il avait perdu son poste de patron des salles de marchés. Mais le nouveau PDG, Frédéric Oudéa, lui avait confié une tâche de confiance en le nommant en septembre 2008 à la tête du pôle gestions d’actifs. A charge pour lui de se débarrasser du boulet de la filiale Sgam, qui avait aussi multiplié les pertes. Mustier avait rempli sa mission à merveille, en engageant sa fusion avec Caam, la filiale du Crédit agricole en gestion d’actifs. Depuis, la rumeur interne le voyait revenir dans la banque d’investissement.

La banque a une autre version. Selon un communiqué publié hier, elle note qu’il était en fait prévu que Mustier quitte le groupe fin 2009, «à la conclusion de l’opération de rapprochement entre Sgam et Caam». Mais qu’il a «souhaité, dans l’intérêt du groupe, anticiper ce départ, et a remis sa démission, qui a été acceptée».



Source : http://www.liberation.fr/economie/0101584067-scandale-la-societe-generale-rempile

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #DIVERS

Repost 0

Publié le 5 Août 2009


Ci dessous la dernière vidéo de Laurent lors du barbecue d'adieu
du 30 juin 2009 à Pithiviers

Encore une fois BRAVO pour votre mobilisation et votre détermination à faire perdurer le mouvement des nouvriers


Ps : Jean Francois j'ai reçu les cd's




Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #3M FRANCE

Repost 0

Publié le 5 Août 2009


TRAVAIL LE DIMANCHE : LE SORT DES SALARIÉS ENTRE

LES MAINS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL…



Force Ouvrière se félicite de la saisine du Conseil constitutionnel par des Parlementaires contre la proposition de loi et toute extension supplémentaire du travail le dimanche.

C’est l’occasion pour les garants de la Constitution de censurer une proposition de loi qui porte atteinte à l’égalité entre les salariés qui ne percevront pas les mêmes prestations salariales selon leur situation géographique.

C’est également la possibilité de faire valoir le respect du principe constitutionnel du droit au repos et à une vie familiale normale.

Force Ouvrière demeure mobilisée contre cette proposition de loi idéologique, souhaitée à tout prix par le gouvernement au mépris de toute utilité économique ou sociale et qui aurait pour conséquence de généraliser, à terme, le travail le dimanche.

Force Ouvrière considère que le Conseil constitutionnel dispose de motifs suffisants pour censurer bon nombre des dispositions légales déférées. Elle restera attentive aux considérants de cette instance et poursuivra sa bataille pour le respect du repos dominical.



Paris, le 29 juillet 2009


http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #FO

Repost 0

Publié le 5 Août 2009

RTR26E6N_Comp Dans un contexte de reprise des marchés financiers, les politiques s'indignent que les banques se remettent à distribuer des bonus importants. Et bien voilà de quoi nourrir leur réflexion. Selon ses comptes semestriels, BNP Paribas s'apprête à distribuer à ses traders un milliard d'euros de plus en 2009 qu'en 2008 (le montant total des bonus distribués n'est en revanche pas indiqué). La banque ne le crie pas sur les toits, mais, du fait de ses bonnes performances de début d'année, elle a fortement augmenté ses provisions pour payer à ses traders des rémunérations variables faramineuses au début de l'année prochaine.

Interrogé lors de la présentation des résultats sur le montant exact qu'il comptait distribuer, Baudoin Prot, le directeur général (photo), a refusé de répondre, se contentant d'indiquer que le seul ratio à retenir était le coefficient global d'exploitation des activités de marché (le rapport entre le chiffre d'affaires et les coûts) qui était à un niveau historiquement bas, à 43,8%.


Mais il ne faut pas aller chercher très loin pour trouver les montants exacts. Lors du premier semestre, le montant des frais de gestion du pôle Corporate and Investment Banking (CIB) a été de 3,237 milliards d'euros. Contre 2,208 milliards lors du premier semestre 2008. Soit une différence de 1,029 milliards, qui représente une augmentation de 46,6%. En ligne avec l'augmentation des résultats des activités de marché, même si les pourcentages d'augmentation ne sont pas équivalents (2,3 milliards d'euros de bénéfice avant impôt au premier semestre 2009 contre 843 millions pour les six premiers mois de 2008).

Et l'évolution des bonus constitue la principale explication de cette augmentation. Ce n'est pas moi qui le dit, mais la banque. Du moins dans ses comptes du premier trimestre (à un moment où aucune polémique n'avait encore éclaté sur le sujet du retour des bonus). La banque écrivait alors: 

"Les frais de gestion du pôle s'élèvent à 1 770 millions d'euros contre 952 millions d'euros au premier trimestre 2008. Ils sont impactés essentiellement par la hausse des provisions pour rémunérations variables dans les activités de marchés de capitaux du fait de la très bonne performance du trimestre, ainsi que, dans une moindre mesure, par des coûts de restructuration et l'effet périmètre de l'intégration des activités de prime brokerage acquise de Bank of America."

Il y a trois mois, la banque assumait le fait que la presque totalité de l'augmentation des frais de gestion soit due à la hausse à venir des bonus.

Pour les comptes du deuxième trimestre, elle est beaucoup plus elliptique, écrivant: 

"Les frais de gestion du pôle, à 1 467 millions d'euros, sont en hausse de 16,8% par rapport à une base faible au deuxième trimestre 2008, base adaptée au niveau de revenus d'alors. A périmètre et change constants et hors rémunération variables, ils sont en baisse de 1,5%, conformément au plan d'adaptation mis en place début 2009 et déjà réalisé à plus de 50%. Par rapport au premier trimestre 2009, ils baissent de 17,1%. Ces évolutions témoignent à nouveau de la flexibilité des frais de gestion de CIB."

Flexibilité à la hausse, comme à la baisse! Car l'addition est fort simple à faire, ainsi que la comparaison avec 2008. D'un côté, BNP Paribas a diminué ses effectifs (ce qui diminue ses charges fixes), de l'autre, elle voit ses charges exceptionnelles exploser.

Les traders de BNP Paribas peuvent dire "merci la crise". Les résultats exceptionnels de la banque s'expliquent en effet par une moindre concurrence des établissements américains ainsi que par la politique de taux très accomodante des banques centrales... tous deux conséquence de l'effondrement des marchés fin 2008.

Seul un retournement des marchés empêcherait les traders de se gaver. Et voilà qu'on se prend à rêver d'un nouveau krach...


Précision supplémentaire (à 19h):
une porte-parole de la banque, interrogée, ne dément pas le milliard, mais refuse de donner le moindre chiffre, car "c'est une donnée non publique".

Nouvelle précision supplémentaire (à 20h30): un autre porte-parole de la banque ne dément toujours pas le milliard -"le calcul est de votre responsabilité", indique-t-il-, et reconnaît que le montant à verser est "forcément de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros".


Source : http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-deuros-provisionn%C3%A9-pour-les-traders-de-bnp-paribas.html

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #DIVERS

Repost 0

Publié le 3 Août 2009




TELEPERFORMANCE: POUR GAGNER PLUS, LICENCIER PLUS...

«Sauvegarde de la compétitivité», «regroupement» et «mobilité»: le numéro un de centres d’appels utilise tous les moyens, offerts par le gouvernement, pour diminuer ses effectifs et augmenter ses bénéfices.

Tous les sites français de Teleperformance (numéro un mondial des centres d'appels) ont été touchés mercredi 29 juillet par une journée de grève très suivie. L'appel avait été lancé aux 8700 salariés des 28 centres d'appel nationaux par une intersyndicale regroupant six organisations représentatives, dont FO qui est majoritaire. Objectif: protester contre la suppression de 157 postes d'agents de maîtrise et de cadres, auxquels s'ajoute un «redéploiement» présenté mi-juin. En fait, un «plan de mobilité», forcée, pour 318 employés de la région parisienne, obligés de déménager à Orléans (Loiret) ou Villeneuve d'Ascq (Nord. Ou de prendre la porte. Au total, 475 personnes sont concernées au nom de la «sauvegarde de la compétitivité du groupe» alors même que «dans le même temps», il recrute au Brésil, en Espagne, en Roumanie ou aux Philippines, après avoir ouvert un centre en Tunisie et en projeter un autre au Maroc» a dénoncé la FEC-FO (Fédération des employés et cadres de Force Ouvrière) pour qui «le plan n’est pas dû à une situation économique préoccupante au niveau du groupe»: «Teleperformance démontre que rien ne peut arrêter un groupe «financier» bien portant, lorsqu’il s’agit d’augmenter ses marges. La crise n’existe pas à ce jour à Teleperformance: le groupe réalise 13 % de bénéfice en 2008, avec une stabilité du bénéfice sur le 1er trimestre 9 %».

Sont également contestées les conditions de la mise en place d'une unité économique et sociale suite au regroupement sous une seule bannière des huit sociétés de l’entreprise. Une opération susceptible de remettre en cause salaires et acquis sociaux (treizième mois, tickets restaurants...), la direction voulant dénoncer tous les accords préalables et réunir tout le monde sous une unique convention.

«Ce plan intervient moins de 6 mois après une fusion qui, telle que présentée par la direction, devait préserver les emplois» fait remarquer la FEC-FO, qui constate: «Aujourd’hui, la direction se retranche derrière la crise et des pertes prévisionnelles pour justifier sa décision… Pourtant, l’entreprise communique auprès des marchés boursiers sur de la mobilité et du redéploiement sans parler de suppressions de postes». La FEC-FO souligne d’ailleurs que le cabinet d’expertise comptable désigné par le CCE (comité central d’entreprise) a montré dans son rapport que «la restructuration est menée du seul fait d’un choix d’un modèle économique de la Direction pour rechercher une compétitivité plus grande».




http://www.force-ouvriere.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par FO 3M SOA

Publié dans #JOUR APRÈS JOUR

Repost 0